Le gouvernement dissout un groupuscule d'ultra-droite à Montpellier
Le Bloc montpelliérain, un groupuscule d'ultra-droite basé à Montpellier, a été officiellement dissous mercredi 4 mars 2026 par le gouvernement français. Cette décision, annoncée par la porte-parole Maud Bregeon à l'issue du conseil des ministres, intervient en raison des appels à la violence, à la haine et à la discrimination proférés par ce groupe.
Une offensive contre les mouvements violents
Cette dissolution s'inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement Lecornu II pour lutter contre les groupuscules violents, qu'ils soient d'ultra-droite ou d'ultra-gauche. Trois autres dissolutions devraient suivre, dont celle du groupe Patria albiges, actif à Albi.
Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, 25 groupes de la mouvance ultra ont été dissous, dont 20 à l'ultra-droite et cinq à l'ultra-gauche. Le gouvernement a également lancé des procédures contre cinq émanations locales de la Jeune Garde, mouvement d'ultra-gauche dissous.
Contexte tendu après la mort de Quentin Deranque
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, dont plusieurs suspects sont proches de la Jeune Garde antifasciste. Le président Macron avait réuni le 24 février les ministres de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que les services de renseignement, pour évoquer les groupes d'action violente liés aux partis politiques.
Le gouvernement justifie cette offensive par la nécessité de préserver la cohésion nationale face à la montée des violences politiques. Cependant, cette approche est critiquée par certains observateurs, qui y voient une instrumentalisation politique en période préélectorale.
Réactions et perspectives
Le Bloc montpelliérain pourra contester cette décision devant le Conseil d'État. Cette dissolution s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les forces politiques, alors que la France se prépare pour les élections de 2027.
Le gouvernement Lecornu II, en renforçant son action contre les groupuscules violents, cherche à rassurer les citoyens sur sa capacité à garantir la sécurité. Cependant, cette stratégie pourrait aussi alimenter les critiques sur une politique sécuritaire excessive, notamment de la part des oppositions.