Dissolution du Bloc montpelliérain : Macron durcit le ton face à l'ultra-droite

Par Mathieu Robin 04/03/2026 à 16:19
Dissolution du Bloc montpelliérain : Macron durcit le ton face à l'ultra-droite
Photo par Koshu Kunii sur Unsplash

Dissolution du Bloc montpelliérain : le gouvernement Macron durcit le ton face à l'ultra-droite après des appels à la violence.

Le gouvernement dissout un groupuscule d'ultra-droite à Montpellier

Le Bloc montpelliérain, un groupuscule d'ultra-droite basé à Montpellier, a été officiellement dissous mercredi 4 mars 2026 par le gouvernement français. Cette décision, annoncée par la porte-parole Maud Bregeon à l'issue du conseil des ministres, intervient en raison des appels à la violence, à la haine et à la discrimination proférés par ce groupe.

Une offensive contre les mouvements violents

Cette dissolution s'inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement Lecornu II pour lutter contre les groupuscules violents, qu'ils soient d'ultra-droite ou d'ultra-gauche. Trois autres dissolutions devraient suivre, dont celle du groupe Patria albiges, actif à Albi.

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, 25 groupes de la mouvance ultra ont été dissous, dont 20 à l'ultra-droite et cinq à l'ultra-gauche. Le gouvernement a également lancé des procédures contre cinq émanations locales de la Jeune Garde, mouvement d'ultra-gauche dissous.

Contexte tendu après la mort de Quentin Deranque

Cette décision intervient dans un contexte marqué par la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, dont plusieurs suspects sont proches de la Jeune Garde antifasciste. Le président Macron avait réuni le 24 février les ministres de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que les services de renseignement, pour évoquer les groupes d'action violente liés aux partis politiques.

Le gouvernement justifie cette offensive par la nécessité de préserver la cohésion nationale face à la montée des violences politiques. Cependant, cette approche est critiquée par certains observateurs, qui y voient une instrumentalisation politique en période préélectorale.

Réactions et perspectives

Le Bloc montpelliérain pourra contester cette décision devant le Conseil d'État. Cette dissolution s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les forces politiques, alors que la France se prépare pour les élections de 2027.

Le gouvernement Lecornu II, en renforçant son action contre les groupuscules violents, cherche à rassurer les citoyens sur sa capacité à garantir la sécurité. Cependant, cette stratégie pourrait aussi alimenter les critiques sur une politique sécuritaire excessive, notamment de la part des oppositions.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (5)

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Cynique bienveillant

il y a 1 semaine

Intéressant de voir comment le gouvernement instrumentalise la justice pour des raisons politiques. La Cour de cassation va encore avoir du boulot... En 2017, la dissolution du Bastion social avait été annulée, rappelons-le.

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N

Nuage Errant

il y a 1 semaine

Noooooon mais sérieux ??? Ils vont vraiment dissoudre un groupe ??? Et après on s'étonne que les gens votent extrême !!!

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C

Corollaire

il y a 1 semaine

La dissolution, c'est la solution miracle pour tous les gouvernements en panique. Dans 6 mois, on en reparle plus. #CyclePolitique

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Achille

il y a 1 semaine

Macron joue les durs avec l'ultra-droite, mais c'est surtout pour noyer le poisson sur les vrais problèmes. Comme d'hab.

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M

Marguerite de Corse

il y a 1 semaine

@achille C'est pas faux, mais au moins il agit. Moi je dis : mieux vaut tard que jamais ! En Corse, on a vu pire, crois-moi...

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