Une escalade inquiétante des refus d’obtempérer
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a révélé mardi 3 février 2026 une augmentation de 11% des refus d’obtempérer en France, avec 28 200 cas recensés en 2025. Une tendance qui s’inscrit dans un contexte de crise de la sécurité et de défiance croissante envers les forces de l’ordre.
Des violences policières en hausse
Cette annonce intervient après une série d’incidents violents, notamment à Nantes et en Seine-et-Marne, où neuf policiers ont été blessés en vingt-quatre heures. Le ministre a évoqué deux nouveaux cas dans la nuit de lundi à mardi, dont une course-poursuite de 94 km entre Toulouse et Carcassonne.
"Il y a de moins en moins de respect de l’autorité." – Laurent Nuñez
Une réponse policière ferme, mais contestée
Face à cette situation, Nuñez a ordonné aux forces de l’ordre d’engager des poursuites systématiques. Une décision saluée par certains, mais critiquée par les oppositions, qui y voient une politique répressive plutôt qu’une solution structurelle.
Sur les 28 200 refus d’obtempérer enregistrés, plus d’un tiers mettait en danger la vie d’autrui, selon le ministre. Une statistique qui alimente les débats sur la dégradation de la cohésion sociale sous le gouvernement Lecornu II.
Un contexte politique tendu
Cette hausse intervient dans un climat de crise des vocations politiques, où la droite et l’extrême droite exploitent le thème de la sécurité pour gagner des voix. La gauche, quant à elle, dénonce une politique de l’autruche face aux causes profondes de l’insécurité.
Alors que le président Emmanuel Macron et son premier ministre Sébastien Lecornu tentent de rassurer, les critiques pleuvent sur leur gestion des finances publiques et des relations internationales, perçues comme des facteurs aggravants de l’insécurité.