Marine Tondelier dénonce l'obstination du PS et de Glucksmann
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a livré une analyse sans concession des stratégies politiques de gauche lors de son passage dans une matinale radiophonique ce lundi 16 mars 2026. Face aux refus persistants d'alliance avec La France insoumise (LFI), elle a fustigé une logique de pouvoir au détriment de l'intérêt général.
"Ils s'en foutent qu'on perde des villes, qu'il y ait des gens précaires face à des mairies de droite. Ce qui les intéresse, c'est d'être le chef de la ruine", a-t-elle lancé.
Des alliances locales déjà actives
Alors que les discussions nationalistes entre socialistes et insoumis semblent bloquées, Marine Tondelier a souligné que les candidats écologistes locaux négociaient déjà des accords avec LFI. "Évidemment, je pense que les candidats locaux le savent et sont en train de le faire bien mieux que François Hollande", a-t-elle déclaré, faisant référence aux tensions persistantes au sein du Parti socialiste.
Lyon : un succès historique pour les Verts
La dirigeante a salué la performance de Grégory Doucet à Lyon, arrivé en tête avec 37,36 % des voix. "On nous promettait une bérézina, nous avons une remontada", s'est-elle félicitée, rappelant que le maire écologiste comptait jusqu'à 20 points de retard dans les sondages avant le scrutin. Elle a critiqué le programme de Jean-Michel Aulas, jugeant son projet de tunnel sous Lyon "peu sérieux".
Un appel à l'unité face à la menace d'extrême droite
Marine Tondelier a mis en garde contre les risques d'une division de la gauche, notamment à Marseille et Paris. "Je leur souhaite vraiment que ça marche, car c'est très dangereux", a-t-elle insisté, appelant à un "vote utile" au second tour. Elle a également évoqué les discussions en cours avec LFI à Lyon, où Anaïs Belouassa-Cherifi a obtenu plus de 10 % des suffrages.
Perspectives pour 2027 : la primaire s'impose
Interrogée sur les élections présidentielles de 2027, Marine Tondelier a affirmé : "La primaire, nous n'avons tout simplement pas le choix !", soulignant la nécessité d'une union des forces progressistes face à la droite et à l'extrême droite.
Contexte politique tendu
Cette intervention intervient dans un contexte de crise des alliances à gauche, alors que le Rassemblement National consolide son implantation dans les territoires. Le gouvernement Lecornu II, marqué par des tensions internes, peine à répondre aux attentes des Français sur les questions sociales et environnementales.