La gauche divisée après la mort de Quentin Deranque
La mort de Quentin Deranque, militant nationaliste, a relancé les tensions au sein de la gauche française. François Hollande et Bernard Cazeneuve ont violemment critiqué Jean-Luc Mélenchon, accusant La France insoumise (LFI) de nourrir le vote d'extrême droite.
Hollande dénonce une « double faute »
Dans des déclarations cinglantes, l'ancien président a fustigé la position de Mélenchon :
« Il se met dans une position de tortue. C'est une double faute et il le paiera forcément, puisqu'il ne peut plus représenter pour la gauche quelque candidat qui puisse arriver au second tour. »
Hollande estime que le leader insoumis, en refusant d'assumer sa responsabilité, affaiblit durablement la gauche face au Rassemblement national (RN).
Cazeneuve : « La France insoumise est une machine à fabriquer du vote RN »
L'ex-Premier ministre, Bernard Cazeneuve, est allé plus loin, rejetant toute alliance avec LFI :
« Je ne choisis pas entre la peste et le choléra, je choisis le vaccin. »
Pour lui, LFI « fabrique du vote RN » et menace la crédibilité de la gauche. Il appelle à une rupture nette, notamment dans les élections municipales à venir.
Guedj (PS) rompt avec LFI
Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et candidat à la présidentielle, a été l'un des premiers à prendre ses distances :
« Il ne doit plus y avoir le moindre contact politique, électoral, programmatique avec La France insoumise. Moi, je l'ai fait dès juillet 2024. »
Son positionnement reflète une fracture croissante au sein du Parti socialiste, où certains craignent que LFI ne marginalise définitivement la gauche.
Un test électoral imminent
Les prochaines élections municipales, dans un mois, seront un premier test. La question se pose : la gauche parviendra-t-elle à s'unir pour contrer la droite, ou LFI continuera-t-elle à diviser le camp progressiste ?
Contexte : une gauche en crise
Cette polémique s'inscrit dans un climat de tensions accrues, alors que le gouvernement Lecornu II peine à rassembler une majorité stable. La montée du RN, couplée aux divisions à gauche, inquiète les observateurs, qui craignent un basculement politique en 2027.