Un discours tonitruant au Forum économique mondial
Le gouverneur californien Gavin Newsom, figure montante de la gauche américaine, a livré un discours incendiaire ce mercredi 21 janvier 2026 devant l’assemblée du Forum économique mondial. Face à un parterre de dirigeants internationaux, il a fustigé la politique étrangère de Donald Trump, qualifiant son approche diplomatique de « prédateur ».
Une critique frontale des méthodes trumpistes
« La diplomatie avec Donald Trump ? C’est un T. rex. Soit vous vous alliez à lui, soit il vous dévore. C’est l’un ou l’autre… Réveillez-vous ! », a-t-il lancé, sous les applaudissements d’une partie de l’auditoire. Cette sortie intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et leurs alliés européens, notamment après les récentes déclarations belliqueuses de l’administration Trump envers l’Union européenne.
Newsom, souvent présenté comme un possible candidat à la présidentielle américaine de 2028, a exhorté les Européens à « avoir du cran » face aux menaces répétées de Washington. « Arrêtez d’être complices », a-t-il ajouté, en référence aux concessions faites par certains pays face aux pressions commerciales et sécuritaires américaines.
Un appel à l’unité face à l’hégémonie américaine
Le gouverneur de Californie a également mis en garde contre l’isolement diplomatique que pourrait entraîner une soumission aux exigences de Trump. « L’Europe doit comprendre qu’elle n’est pas seule. Le Brésil, le Canada, le Japon et même certains États africains partagent nos inquiétudes », a-t-il déclaré, évoquant une coalition informelle en formation pour contrer les dérives de l’administration américaine.
Cette prise de position intervient alors que la France, sous la présidence d’Emmanuel Macron, tente de jouer un rôle médiatrice dans les relations transatlantiques. Le gouvernement Lecornu II a d’ailleurs salué les propos de Newsom, qualifiés de « courageux et nécessaires » par le ministre des Affaires étrangères.
Réactions contrastées dans le camp républicain
Du côté de l’administration Trump, les réactions ont été virulentes. Un porte-parole a qualifié les déclarations de Newsom de « divisives et irresponsables », tandis que des sénateurs républicains ont menacé de sanctions économiques contre la Californie, accusée de « saper l’unité nationale ».
En Europe, les réactions ont été plus nuancées. Si certains dirigeants, comme le chancelier allemand, ont salué l’initiative, d’autres, comme le Premier ministre hongrois, ont critiqué une « ingérence américaine dans les affaires européennes ».
Un discours qui relance le débat sur l’avenir des relations transatlantiques
Ce discours intervient dans un contexte de crise des relations franco-américaines, marquée par des désaccords répétés sur le commerce, la défense et les droits humains. Pour certains analystes, les propos de Newsom pourraient accélérer la formation d’un front commun européen face aux pressions américaines.
Reste à savoir si cette prise de position suffira à convaincre les États membres de l’UE de s’unir face à Washington. Une chose est sûre : la guerre des mots entre les deux rives de l’Atlantique est loin d’être terminée.