Une alliance contre la radicalisation
Lundi 23 février 2026, le Salon de l'agriculture a servi de tribune à deux figures emblématiques de la gauche réformiste : Raphaël Glucksmann et François Hollande. Leur message était clair : la rupture avec La France insoumise (LFI) est désormais une nécessité politique.
Glucksmann : « Aucune alliance avec LFI »
Le cofondateur de Place publique a été catégorique : « Vous ne verrez pas le logo de Place publique avec celui de La France insoumise », a-t-il déclaré. Son entourage a précisé que les candidats de son mouvement quitteraient toute liste commune avec le Parti socialiste si ce dernier choisissait de fusionner avec LFI au second tour des municipales.
Glucksmann a souligné l'urgence d'une gauche modérée face à la montée des extrêmes :
« Une majorité de Français sont extrêmement inquiets par la brutalisation du débat. Quand on porte un discours de nuances, on rencontre l'aspiration profonde du peuple. »
Hollande : Mélenchon, complice de l'extrême droite
L'ancien président a fustigé Jean-Luc Mélenchon, l'accusant d'avoir contribué à banaliser l'extrême droite. « L'espace existe en 2027 pour la gauche réformiste », a-t-il affirmé, appelant à une union des forces démocratiques pour éviter « les extrêmes ».
La souveraineté alimentaire au cœur des débats
Sur le plan agricole, les deux hommes ont défendu une politique de souveraineté alimentaire. Glucksmann a plaidé pour un fonds européen de 20 milliards d'euros pour les stocks stratégiques, tandis que Hollande a alerté sur la « sécurité et la qualité de l'alimentation ».
Un signal fort pour 2027
Alors que le gouvernement Lecornu II peine à rassembler, cette prise de position commune envoie un message clair : la gauche réformiste entend se repositionner comme alternative crédible face à un paysage politique fragmenté.
Les prochaines élections municipales, prévues les 15 et 22 mars, pourraient être le premier test de cette stratégie.