Grenoble sous tension : local LFI vandalisé, croix gammées et menaces de mort

Par Renaissance 19/01/2026 à 14:26
Grenoble sous tension : local LFI vandalisé, croix gammées et menaces de mort

Grenoble sous tension : local LFI vandalisé avec croix gammées et menaces de mort. Allan Brunon dénonce un climat politique violent et appelle à une réaction judiciaire.

Un climat politique explosif à Grenoble

Le local de campagne d'Allan Brunon, candidat de la France Insoumise aux municipales de 2026 à Grenoble, a été la cible de dégradations répétées, révélant un climat politique de plus en plus violent dans la ville. Selon le candidat, les incidents se sont multipliés depuis le 14 janvier, avec des croix gammées taguées et des menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux.

Deux vagues de dégradations en moins d'une semaine

La première dégradation a été constatée dans la nuit du 14 au 15 janvier, suivie d'une seconde le 18 janvier. Les vitres du local, situé rue Thiers, portent désormais des impacts visibles, tandis que les affiches électorales ont été maculées de symboles d'extrême droite. La police nationale a ouvert une enquête, mais le candidat dénonce une réponse judiciaire insuffisante.

"Nous appelons à une réaction ferme du parquet, alors que de nombreuses plaintes pour menaces de mort ont été classées sans suite",

déclare Allan Brunon dans un communiqué.

Un contexte de polarisation extrême

Ces incidents s'inscrivent dans un contexte de montée des tensions politiques en France, marqué par une radicalisation des discours et des actes violents. À Grenoble, comme dans d'autres villes, la campagne municipale s'annonce particulièrement âpre, avec une droite et une extrême droite en pleine offensive.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu II, confronté à une crise de la démocratie locale, peine à rétablir un climat de sérénité. Les observateurs soulignent que ces violences politiques pourraient avoir un impact sur la participation électorale, déjà en baisse depuis plusieurs années.

La gauche en première ligne face à l'extrémisme

La France Insoumise, cible récurrente de ces attaques, dénonce une stratégie d'intimidation visant à discréditer la gauche. Allan Brunon appelle à une mobilisation citoyenne pour défendre les valeurs républicaines, face à une montée des discours haineux.

Dans ce contexte, l'Union européenne observe avec inquiétude la dégradation de la situation politique française, alors que le pays reste un pilier démocratique en Europe. Les partenaires européens, comme l'Allemagne ou l'Espagne, ont déjà exprimé leur préoccupation face à la radicalisation des débats en France.

Un appel à l'unité républicaine

Face à ces menaces, les forces progressistes appellent à une union sacrée pour défendre la démocratie. Les syndicats, les associations et les citoyens sont invités à se mobiliser pour préserver le débat politique dans un cadre apaisé.

Alors que la campagne pour les municipales de 2026 s'annonce comme un test pour la stabilité démocratique, les regards se tournent vers l'État pour une réponse ferme contre ces dérives. La question de la sécurité politique, déjà au cœur des débats depuis des mois, pourrait bien devenir un enjeu majeur des prochaines élections.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (8)

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Lucie-43

il y a 1 semaine

Encore un local politique tagué. Comme d'hab. La France, pays des Lumières mon cul.

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evercurious47

il y a 1 semaine

Franchement, jsp si c'est des vrais fachos ou des provocateurs... Mais bon, des menaces de mort, c'est jamais cool. Bref, ça craint...

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Thomas65

il y a 1 semaine

@evercurious47 Peu importe qui a fait ça, le résultat est le même : la peur s'installe. Et les politiques vont en profiter pour nous faire voter leur loi sécuritaire. Bingo.

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Alexis_767

il y a 1 semaine

Le problème, c'est que ces actes isolés sont immédiatement récupérés par les extrêmes. La gauche crie au fascisme, la droite parle de victimisation. Pendant ce temps, les modérés se taisent. Et si on essayait de réfléchir plutôt que de s'insulter ?

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Trégastel

il y a 1 semaine

Quand est-ce qu'on va enfin comprendre que la haine politique se nourrit d'elle-même ?

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DigitalAge

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Des croix gammées en 2024 ??? On est en mode retour dans les années 30 ??? ptdr...

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Fab-49

il y a 1 semaine

Cette escalade de violence politique est inquiétante. Les symboles nazis ne devraient jamais être banalisés, quel que soit le camp visé. La justice doit agir rapidement pour éviter une spirale. Par ailleurs, on observe une recrudescence des incidents de ce type depuis 2022, selon les rapports du ministère de l'Intérieur.

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BookWorm

il y a 1 semaine

@fab-49 Exactement. Et c'est intéressant de noter que LFI utilise systématiquement ces incidents pour relancer le débat sur la sécurité. Stratégie de communication efficace, mais à quel prix ?

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