Une gauche divisée face aux municipales
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a vivement critiqué lundi 16 mars les refus d’alliance de François Hollande et Raphaël Glucksmann avec La France insoumise (LFI), qualifiant leur attitude de « aspiration à être les rois du cimetière ».
Des accusations cinglantes contre l’ancien président
Dans une interview accordée à une radio nationale, Marine Tondelier a dénoncé une stratégie qui, selon elle, mène la gauche à l’échec. « Ils s’en foutent qu’on perde des villes, qu’il y ait des gens précaires face à des mairies de droite. Ce qui les intéresse, c’est d’être le chef de la ruine », a-t-elle lancé.
Hollande et Glucksmann campent sur leurs positions
François Hollande, interrogé sur une autre antenne, a défendu « la clarté » comme principe pour créer « une dynamique », rejetant toute alliance avec LFI. Il a appelé les électeurs Insoumis à voter socialiste au second tour dans plusieurs villes comme Brest, Rennes et Nantes.
Un risque pour 2027 selon Tondelier
Marine Tondelier a mis en garde contre les conséquences de ces divisions : « Glucksmann, Hollande d’un côté et Mélenchon de l’autre conduisent la gauche vers une situation où, en 2027, elle ne sera pas représentée au second tour. » Elle accuse les anciens socialistes de continuer à « faire des congrès entre éléphants » et de « mettre les électeurs de gauche et écolos dans des situations où ils ne peuvent pas gagner ».
Des alliances locales malgré tout
La dirigeante écologiste plaide pour des alliances locales avec LFI afin de sauver des villes, tout en jugeant « risquée » l’absence d’accord entre socialistes et insoumis à Marseille et Paris. « Je leur souhaite vraiment que ça marche, car c’est très dangereux », a-t-elle ajouté, appelant « à un vote utile au deuxième tour ».
Un front antifasciste sous conditions
Répondant à l’appel au « front antifasciste » lancé par Manuel Bompard (LFI), Marine Tondelier a exprimé son accord, mais « pas à n’importe quel prix, ni dans n’importe quelles conditions ». Elle a rappelé qu’« il n’y a pas d’accords nationaux » entre les Verts et LFI, soulignant que « les discussions se passent localement et ne sont pas simples partout en ce moment ».
Exemple à Besançon
À Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot a annoncé s’unir à Séverine Véziès (LFI) pour affronter au second tour le candidat LR, Ludovic Fagaut, arrivé en tête au premier tour avec 40,13 % des voix.
Un contexte national tendu
Cette crise des alliances s’inscrit dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les divisions à gauche pourraient favoriser la droite et l’extrême droite dans plusieurs villes.