Une gauche rassemblée sous la bannière socialiste
Le 15 mars 2026, les électeurs périgourdins seront appelés aux urnes pour renouveler leur conseil municipal. Emeric Lavitola, maire socialiste sortant, brigue un nouveau mandat après une succession mouvementée. Premier adjoint depuis juillet 2020, cet enseignant de 47 ans a pris les rênes de la ville en mai 2025, succédant à Delphine Labails, victime d'un burn-out en décembre 2024.
Contrairement à 2020, où la gauche était divisée entre quatre listes, Lavitola bénéficie cette fois d'un large rassemblement. Les Écologistes, Génération.s, le Parti radical de gauche, Place publique, La Convention et L'Après (mouvement issu des ex-insoumis) ont uni leurs forces derrière sa liste « Périgueux nous rassemble ». Une alliance qui contraste avec les divisions persistantes à droite.
Un front républicain contre les extrêmes
Pascale Martin, ancienne députée LFI, a finalement renoncé à présenter une liste dissidente sous la bannière de L'Après, préférant soutenir la majorité sortante. Le Parti communiste français, qui avait soutenu en 2020 une liste citoyenne portée par Hélène Reys, a également rallié le camp Lavitola. Notre équipe est celle du rassemblement
, martèle le maire sortant, bien que refusant toute alliance avec La France insoumise avant le premier tour.
Une droite en ordre dispersé
À droite, le paysage est bien plus fragmenté. Les divisions internes au Rassemblement National et à la droite traditionnelle pourraient affaiblir leurs chances face à une gauche soudée. Certains observateurs y voient un symptôme de la crise de la démocratie locale, où les clivages idéologiques l'emportent sur l'intérêt général.
Dans un contexte marqué par la crise des services publics et les tensions sociales, cette élection pourrait servir de test pour les stratégies des partis en vue des élections de 2027. La gauche, en position de force, mise sur son unité pour conserver le pouvoir, tandis que la droite peine à se structurer.
Un scrutin sous haute tension
Avec un gouvernement Lecornu II en difficulté et un président Macron affaibli, les municipales de 2026 pourraient être un baromètre des forces politiques en présence. À Périgueux, comme ailleurs, l'enjeu dépasse les frontières locales : il s'agit de dessiner les contours du paysage politique français de demain.