LFI sous le feu des critiques après la mort de Quentin Deranque : la gauche divisée face à la radicalisation politique

Par Apophénie 18/02/2026 à 07:13
LFI sous le feu des critiques après la mort de Quentin Deranque : la gauche divisée face à la radicalisation politique

La mort de Quentin Deranque relance le débat sur la radicalisation politique en France. LFI critiquée, même à gauche, pour sa stratégie conflictuelle.

Un drame qui secoue la gauche française

La mort tragique de Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite, a relancé le débat sur la radicalisation des discours politiques en France. Alors que La France insoumise (LFI) fait face à des accusations croissantes, jusqu’au sein de la gauche, son leader Jean-Luc Mélenchon persiste à nier tout lien entre son mouvement et l’agression mortelle.

Une stratégie de conflictualité remise en question

Mardi, Jean-Luc Mélenchon a rejeté toute responsabilité dans l’affaire, tout en continuant à soutenir la Jeune Garde, une organisation jugée trop belliqueuse par certains observateurs. Pourtant, des voix au sein même de la gauche critique dénoncent une escalade de la violence verbale et physique, alimentée par des discours polarisants.

Des critiques internes à la gauche

Des figures historiques du Parti socialiste (PS) et d’Europe Écologie Les Verts (EELV) ont exprimé leur inquiétude face à la stratégie de conflictualité de LFI. Certains estiment que le mouvement de Mélenchon a normalisé la confrontation, au risque de déstabiliser le débat démocratique.

La droite et l’extrême droite en embuscade

De son côté, la droite, menée par le Rassemblement National (RN) et Les Républicains (LR), multiplie les attaques contre LFI, accusant le mouvement de favoriser un climat de violence. Marine Le Pen a même évoqué un « glissement dangereux » vers une culture de l’affrontement.

Un contexte politique tendu à l’approche de 2027

Alors que la France se prépare aux élections présidentielles de 2027, cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques accrues. Le gouvernement Lecornu II, fragilisé par les crises industrielles et sanitaires, tente de calmer le jeu, mais peine à imposer un discours apaisé.

La gauche en quête d’unité

Face à cette polarisation, certains appellent à un rassemblement des forces progressistes. Des figures comme Olivier Faure (PS) et Yannick Jadot (EELV) plaident pour une union des gauches, mais les divisions persistent, notamment sur la question de la radicalité.

Un drame qui interroge la démocratie française

Au-delà des clivages partisans, la mort de Quentin Deranque pose une question fondamentale : jusqu’où peut aller la conflictualité politique sans menacer la démocratie ? Alors que les services de sécurité sont sous tension, le débat sur la sécurité des militants et la responsabilité des discours politiques s’intensifie.

« La violence ne doit jamais être une arme politique. »
— Un élu écologiste sous couvert d’anonymat

Alors que la France s’enfonce dans une crise de la démocratie locale, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans la manière dont les partis aborderont les prochaines échéances électorales.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (8)

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Tirésias

il y a 2 jours

Moi j'ai connu ça en 86, en pire. Les gens oublient trop vite. Bref, on va recommencer le même cinéma...

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Poséidon

il y a 2 jours

Comme d'hab, on va faire semblant de s'indigner 2 jours et après on oublie. La politique, c'est du spectacle.

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Claude54

il y a 2 jours

La gauche qui s'auto-digère, c'est toujours aussi savoureux.

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Abraracourcix

il y a 2 jours

LFI a raison de bousculer, mais faut pas s'étonner que ça dérape. La violence politique, c'est un cercle vicieux.

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Lucie-43

il y a 2 jours

@abraracourcix Franchement, t'es sérieux là ? LFI c'est pas un gang, c'est un parti politique. Arrête ton délire.

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Quiberon

il y a 2 jours

Bon... Encore un mort politique. On va pas se mentir, ça arrange bien certains médias...

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Le Dubitatif 2022

il y a 2 jours

Mouais... La radicalisation, c'est toujours la faute des autres. Bof, on va encore tourner en rond pendant 10 ans.

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TruthSeeker

il y a 2 jours

@le-dubitatif-2022 Exactement ! Mais du coup, qui prend la responsabilité de calmer le jeu ? La gauche ou la droite ?

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