L'Iran intensifie ses attaques malgré les divisions internes
Alors que le régime iranien confirme la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême, les frappes contre les pays du Golfe se multiplient. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont intercepté plusieurs drones visant des installations pétrolières, révélant une stratégie iranienne visant à prolonger le conflit.
Un choix contesté pour succéder à Ali Khamenei
La désignation de Mojtaba Khamenei, fils de l'ancien guide suprême, marque une rupture avec la tradition iranienne. Son absence médiatique, justifiée par une blessure supposée, souligne les tensions internes au régime. Les Gardiens de la Révolution, fer de lance des radicaux, semblent avoir imposé ce choix, reflétant une fragmentation croissante du pouvoir.
Des attaques ciblant les alliés des États-Unis
Selon Thierry Garcin, géopolitologue, ces frappes visent à affaiblir les États-Unis en perturbant leurs alliés régionaux. « L'Iran cherche à prolonger le conflit, quitte à saper la crédibilité américaine », explique-t-il. Les déclarations contradictoires du président iranien, rapidement démenties par les radicaux, illustrent les divisions d'un régime en crise.
La Russie, seule bénéficiaire de cette fragmentation
Alors que la Russie perd des alliés en Syrie et au Liban, elle reste en retrait, profitant du chaos régional.
« La fragmentation du paysage géopolitique joue en sa faveur », analyse Garcin. Les pays du Golfe, quant à eux, pourraient être tentés d'agir en légitime défense, comme l'a évoqué le Qatar.
L'Union européenne et la France face à l'escalade
Dans ce contexte, l'Union européenne et la France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, doivent renforcer leur diplomatie pour éviter une extension du conflit. « La stabilité du Moyen-Orient passe par une coordination européenne renforcée », rappelle un expert.