Un discours choc à Davos
Le président français Emmanuel Macron a profité du Forum économique mondial de Davos pour lancer une accusation cinglante contre les États-Unis, accusés de vouloir saper l'autonomie européenne. Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les offensives commerciales de l'administration Trump, le chef de l'État a tenu un discours sans concession.
Une Europe sous pression
«
Nous entrons dans un monde sans loi, où le droit international est bafoué.» a déclaré Macron, soulignant les dérapages d'une superpuissance américaine en quête de domination. Selon lui, la concurrence américaine masque une stratégie d'affaiblissement systématique de l'Union européenne, visant à la soumission économique et politique.
L'Europe, rempart des valeurs démocratiques
Face à cette menace, le président a salué la résilience de l'Union européenne, dernier bastion des valeurs démocratiques. «
L'Europe reste un endroit où l'État de droit et la prévisibilité sont toujours la norme.» a-t-il affirmé, en contraste avec les dérives autoritaires observées ailleurs. Une référence voilée aux régimes de Moscou et Pékin, souvent critiqués pour leur mépris des libertés fondamentales.
Un appel à l'unité face aux défis
Alors que la France traverse une crise des vocations politiques et une crise des finances publiques, Macron a plaidé pour une Europe unie, capable de résister aux pressions extérieures. Une position qui s'inscrit dans la continuité de sa vision d'une souveraineté partagée, face aux nationalismes grandissants.
Réactions politiques en France
À Paris, les réactions ne se sont pas fait attendre. La gauche salue un discours courageux, tandis que la droite et l'extrême droite dénoncent une diabolisation des États-Unis. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, quant à lui, a appelé à construire des alliances solides avec les partenaires européens, pour faire face aux défis économiques et sécuritaires.