La CFE-CGC en ébullition : un candidat se retire sous la pression de l'extrême droite

Par Éclipse 23/02/2026 à 19:26
La CFE-CGC en ébullition : un candidat se retire sous la pression de l'extrême droite
Photo par Amin Zabardast sur Unsplash

Frédéric Guyonnet retire sa candidature à la présidence de la CFE-CGC sous la pression de l'extrême droite. Une crise interne révélatrice des tensions politiques en France.

Un retrait qui fait trembler la CFE-CGC

Dans un contexte déjà tendu, la centrale des cadres CFE-CGC vient de subir un nouveau choc politique. Frédéric Guyonnet, l'un des deux candidats à la présidence de la confédération, a annoncé son retrait de la course, lundi 23 février. Une décision prise lors d'une réunion interne, alors que son camp venait de perdre des soutiens majeurs : le syndicat de policiers Alliance et la fédération des services publics.

Une ambiance délétère depuis la manifestation du 30 janvier

Cette décision survient dans un climat de crise interne exacerbé par la participation de figures d'extrême droite à une manifestation organisée par Alliance le 30 janvier à Paris. Un épisode qui a profondément divisé la confédération et mis en lumière les tensions croissantes au sein du syndicat.

Un duel qui tourne au cauchemar

Frédéric Guyonnet, actuel numéro un du Syndicat national de la banque (SNB), s'était lancé dans la course le 28 janvier aux côtés de Christophe Roth, membre d'Alliance. Ce dernier, chargé de l'égalité des chances, devait devenir secrétaire général en cas de victoire. Mais le retrait de Guyonnet laisse désormais le champ libre à Roth, dont les liens avec l'extrême droite inquiètent une partie des militants.

La CFE-CGC sous le feu des critiques

Cette crise intervient alors que la CFE-CGC traverse une période difficile, marquée par des désaccords profonds sur la ligne politique à adopter. Certains membres dénoncent une dérive droitière de la confédération, tandis que d'autres défendent une approche plus modérée, en phase avec les valeurs européennes. Le gouvernement Lecornu II, déjà confronté à des défis majeurs, observe avec inquiétude cette instabilité syndicale.

Un congrès sous haute tension

Le congrès de la CFE-CGC, prévu les 10 et 11 juin à Strasbourg, s'annonce désormais comme un moment clé pour l'avenir de la confédération. Les militants devront trancher entre deux visions : celle d'une organisation ancrée dans le dialogue social et celle d'une structure plus radicale, ouverte aux alliances avec les forces politiques les plus controversées.

Un enjeu national

Au-delà des frontières syndicales, cette crise reflète les tensions qui traversent la société française. Dans un contexte de crise des vocations politiques et de montée des extrêmes, les syndicats jouent un rôle crucial dans la défense des valeurs républicaines. La CFE-CGC, historiquement modérée, pourrait bien devenir le théâtre d'une bataille idéologique qui dépassera largement ses murs.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (2)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

G

GameChanger

il y a 1 jour

Ah, la CFE-CGC en mode 'on se tire avant que ça dégénère'. L'extrême droite a encore frappé... ou plutôt, elle a fait fuir. Franchement, entre les syndicats qui se déchirent et les politiques qui font les morts, on a droit à un spectacle digne d'une série B. Et le pire, c'est que tout le monde regarde en rigolant. Bref, la France en 2024, un pays où même les syndicats ont peur de leurs ombres.

1
L

Lucie-43

il y a 1 jour

@gamechanger Pff, c'est toujours la même rengaine. L'extrême droite fait peur, du coup tout le monde se casse. Franchement, ça commence à bien faire. On est en train de devenir un pays de peureux.

0
Publicité