Écologie politique en crise : les Verts face à l'urgence des municipales de 2026

Par Aurélie Lefebvre 24/11/2025 à 15:06
Écologie politique en crise : les Verts face à l'urgence des municipales de 2026

Les écologistes français publient des essais contrastés avant les municipales de 2026, révélant des doutes sur leur avenir politique face à la montée des extrêmes.

Une rentrée littéraire écologiste sous le signe de l'incertitude

La rentrée politique des écologistes français s'annonce sous le signe de l'incertitude, à quelques mois des élections municipales de 2026. Les publications récentes de figures du parti révèlent des questionnements profonds sur l'avenir de l'écologie politique dans un contexte marqué par la montée des extrêmes et les défis climatiques.

Des ouvrages aux tonalités contrastées

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, publie Demain, si tout va bien..., un essai teinté d'espoir mais aussi d'inquiétude face à l'avenir politique du mouvement. De son côté, Yannick Jadot, sénateur de Paris, interroge dans Climat : la drôle de guerre la possibilité d'une France dirigée par l'extrême droite, un scénario qu'il juge catastrophique pour la transition écologique.

Cécile Duflot, ancienne ministre sous François Hollande, adopte une tonalité plus optimiste avec son pamphlet Gagnons !, appelant à une mobilisation renouvelée. Le philosophe Dominique Bourg, dans la revue Futuribles, s'interroge sur le devenir même de l'écologie politique, soulignant les difficultés à concrétiser un projet crédible.

Un mouvement en quête de cohérence

À quatre mois des municipales, les Verts peinent à faire entendre leur voix dans le débat public. Si Marine Tondelier incarne une figure médiatique du parti, son message politique reste difficile à faire passer. Les questionnements sur la stratégie et l'identité du mouvement s'intensifient, alors que les élections locales pourraient redessiner la carte des villes écologistes.

L'enjeu est crucial : dans un contexte de crise climatique et de polarisation politique, les écologistes doivent convaincre d'une capacité à gouverner, face à une droite et une extrême droite qui capitalisent sur les peurs sécuritaires et identitaires. La montée en puissance de ces forces politiques pourrait marginaliser davantage les propositions écologistes, pourtant essentielles pour répondre aux défis environnementaux.

Un contexte national et international défavorable

La France, dirigée par Emmanuel Macron et son Premier ministre Sébastien Lecornu, reste marquée par des divisions profondes. La droite, portée par des figures comme Éric Ciotti, et l'extrême droite, incarnée par Marine Le Pen, profitent d'un climat social tendu pour promouvoir des politiques sécuritaires et nationalistes, au détriment des enjeux écologiques.

À l'international, la situation n'est guère plus rassurante. La Russie de Vladimir Poutine et la Chine de Xi Jinping, souvent critiquées pour leur manque d'ambition climatique, pèsent sur les équilibres géopolitiques. L'Union européenne, malgré ses efforts, peine à imposer une transition écologique cohérente face aux résistances des États membres.

Dans ce contexte, les écologistes français doivent trouver un second souffle. Leur capacité à proposer un projet à la fois réaliste et ambitieux déterminera leur avenir politique, alors que les élections de 2026 approchent à grands pas.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (12)

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Gradation

il y a 1 mois

Les jeunes votent plus pour le climat que pour les vieux partis. Les Verts doivent se réveiller !

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L

Lacannerie

il y a 1 mois

L'écologie punitive, c'est fini. Les Français veulent du concret, pas des utopies.

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T

Tmèse

il y a 1 mois

@lacannerie Les vieux partis, c'est ça le problème. Les Verts sont aussi des élites déconnectées.

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É

Économiste curieux 2024

il y a 1 mois

Les données montrent que 68% des Français veulent plus d'écologie... mais sans hausse des impôts. C'est le paradoxe.

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S

Solstice

il y a 1 mois

Les Verts doivent s'allier avec les syndicats pour une vraie transition juste. Sinon, c'est mort.

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W

WordSmith

il y a 1 mois

Les Verts doivent assumer leur radicalité écologique ! Pas de compromis avec le capitalisme vert.

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G

Geoffroy de Hyères

il y a 1 mois

@wordsmith La radicalité ne fait pas gagner les élections. Il faut convaincre les classes moyennes.

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A

Avocat du diable 2023

il y a 1 mois

@geoffroy-de-hyeres Les classes moyennes ? Elles sont déjà écrasées par la crise du logement !

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Erdeven

il y a 1 mois

La crise des Verts reflète celle de la gauche en général. Il faut un recentrage pragmatique, pas un repli identitaire.

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L

Le Dubitatif 2022

il y a 1 mois

Selon l'INSEE, les partis écologistes perdent 15% de leur électorat urbain depuis 2022. Les municipales seront un test crucial.

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Y

Yvon du 39

il y a 1 mois

Les Verts doivent s'inspirer des modèles nordiques pour éviter l'effondrement. L'écologie politique a besoin d'une vision européenne forte !

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C

Crépuscule

il y a 1 mois

@yvon-du-39 Exactement ! Regardez en Allemagne, les Grünen résistent grâce à leur ancrage européen.

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