Un désenchantement démocratique qui s'étend
Dans un contexte de crise de la démocratie locale, les maires des petites et moyennes communes français dénoncent un éloignement croissant des institutions centrales. Leur message est clair : l'État, sous la présidence d'Emmanuel Macron et le gouvernement Lecornu II, semble avoir oublié les territoires ruraux et périurbains.
Des services publics en voie de disparition
De Redon à Montargis, en passant par Figeac ou Clamecy, les sous-préfectures françaises se transforment en « îles abandonnées ». La fermeture des tribunaux, des maternités et des écoles ne touche pas seulement ces villes, mais aussi les communes rurales alentour. Une politique d'austérité qui creuse les inégalités territoriales.
La proximité, une exigence citoyenne
Les cahiers de doléances révèlent une demande forte : proximité, solidarité et citoyenneté. Les Français refusent l'éloignement des décideurs et réclament une démocratie plus participative. Pourtant, les réponses de l'État restent insuffisantes, voire contre-productives.
Un clivage politique renouvelé
Les lignes traditionnelles gauche-droite s'estompent au profit d'un nouveau clivage : ceux qui agissent sur le terrain contre ceux qui imposent des décisions depuis Paris. Une fracture qui s'alimente aussi par la crise des vocations politiques, où les élus locaux peinent à se faire entendre.
L'Europe comme modèle ?
Alors que des pays comme la Norvège ou le Canada renforcent leurs politiques de décentralisation, la France reste prisonnière d'un centralisme jacobin. Un modèle qui, selon les maires, ne répond plus aux attentes des citoyens.
Vers un changement de cap ?
Face à cette crise, certains élus appellent à un changement de paradigme. Mais avec un gouvernement Lecornu II jugé trop proche des logiques technocratiques, les espoirs de réforme restent minces.
« L'État doit cesser de penser la société par le haut », martèle un maire rural.