Un assistant parlementaire du RN licencié pour des publications « impardonnables »
La députée du Rassemblement National (RN) Lisette Pollet a annoncé le licenciement d’un de ses assistants parlementaires, identifié comme Vincent Claudin, en raison de publications jugées contraires aux « valeurs » du parti. Dans un communiqué publié sur X dans la nuit de mardi à mercredi 25 février, l’élue de la Drôme a affirmé que ces messages, publiés sur des comptes sous pseudonymes, étaient en contradiction avec « les principes et la ligne de conduite » qu’elle défend.
Des liens avec l’ultradroite révélés
Selon des informations rapportées par plusieurs médias, Vincent Claudin aurait appartenu au groupuscule d’ultradroite Lyon populaire, dissous par les autorités. Mediapart le qualifie même d’« assistant parlementaire néonazi ». Par ailleurs, il aurait participé à la marche organisée en hommage à Quentin Deranque à Lyon, où des saluts nazis et des insultes racistes et homophobes auraient été observés.
Lisette Pollet et son collègue Jean-Philippe Tanguy ont toutefois assuré que sa participation à cette marche n’avait aucun lien avec son licenciement. « Il est normal qu’il ait voulu rendre hommage à son ami », a déclaré Tanguy sur RTL, tout en niant toute connexion entre le RN et les groupes d’ultradroite.
Des publications controversées et un autre cas au RN
Alors que le contenu exact des publications incriminées n’a pas été divulgué, Jean-Philippe Tanguy a confirmé qu’elles étaient jugées « impardonnables ». Par ailleurs, le député a été interrogé sur le cas de Fernand Beauvillain, candidat du RN en Gironde, accusé d’avoir publié des messages racistes entre 2022 et 2025. Beauvillain a reconnu certaines publications « maladroites » mais a invoqué l’humour pour justifier d’autres propos.
Tanguy a affirmé qu’il n’était pas au courant de ces publications, mais a promis qu’elles feraient l’objet d’un examen. Ces révélations surviennent alors que le RN tente de se distancier des franges les plus radicales de son électorat, dans un contexte de crise des vocations politiques et de préparation des élections de 2027.
Un contexte politique tendu
Sous la présidence d’Emmanuel Macron et le gouvernement de Sébastien Lecornu, ces affaires soulèvent des questions sur la capacité du RN à contrôler ses membres et à se démarquer des dérives extrémistes. Alors que la France fait face à une crise de la démocratie locale et à des tensions internes au sein des partis, ces révélations pourraient alimenter les critiques sur la stratégie des partis pour 2027.