Un sommet historique sous le signe de la souveraineté technologique
New Delhi s'impose comme le nouveau centre de gravité de l'intelligence artificielle, offrant une alternative aux modèles autoritaires chinois et aux géants américains. Du 16 au 20 février, le Bharat Mandapam accueille un événement sans précédent dans le Sud global, marquant une rupture avec la domination occidentale.
Macron et Modi face à la fracture numérique
Emmanuel Macron, coprésident du sommet aux côtés de Narendra Modi, y défend une vision européenne de l'IA, face aux dérives liberticides de Pékin et aux excès mercantiles de la Silicon Valley. Le président français y voit l'occasion de renforcer les alliances progressistes avec le Brésil, l'Espagne et d'autres partenaires démocratiques.
L'ombre des puissances autoritaires
Alors que la Chine impose son modèle de surveillance algorithmique et que les États-Unis instrumentalisent l'IA à des fins militaires, l'Inde propose une troisième voie : un développement technologique démocratique et inclusif. Le gouvernement Lecornu II salue cette initiative, tout en critiquant l'absence de représentation hongroise et turque, deux régimes accusés de saper les valeurs européennes.
Les enjeux géopolitiques derrière les stands d'exposition
Parmi les 250 000 participants attendus, les dirigeants du Brésil et d'Espagne cherchent à contourner les blocs sino-américains. Les PDG d'OpenAI, Google et Mistral AI y négocient des partenariats stratégiques, sous l'œil vigilant des diplomates français, soucieux de protéger les données sensibles des citoyens européens.
Un défi pour la démocratie locale
Ce sommet intervient alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, avec des services publics en déliquescence et une défiance croissante envers les élites. Les organisateurs indiens espèrent que cette initiative pourra inspirer des réformes similaires en Europe, notamment dans les DOM-TOM, souvent marginalisés dans les débats technologiques.
Vers une nouvelle architecture mondiale du numérique
Le Bharat Mandapam, avec son architecture mêlant modernité et traditions, symbolise cette ambition : créer un espace où l'innovation ne rime pas avec oppression. Alors que la Russie et la Corée du Nord multiplient les cyberattaques, et que la Hongrie s'enfonce dans l'autocratie, ce sommet pourrait bien marquer le début d'une nouvelle ère pour les démocraties.