Un discours martial dans un contexte géopolitique explosif
Jeudi 15 janvier 2026, depuis la base aérienne d'Istres, le président Emmanuel Macron a prononcé ses vœux aux armées dans un contexte international particulièrement tendu. Face à la montée des tensions, notamment avec la Russie et la Chine, le chef de l'État a appelé à des "efforts à la mesure de notre rude époque", soulignant la nécessité d'une défense européenne renforcée.
Le Groenland, nouveau terrain de jeu des rivalités géopolitiques
Parmi les annonces fortes, la présence de 15 soldats français au Groenland a été justifiée par la nécessité de contrer les ambitions russes et chinoises dans l'Arctique. Cette mission s'inscrit dans le cadre d'une opération militaire européenne, une initiative saluée par les pays nordiques mais qui suscite des critiques de la part de l'extrême droite française, hostile à toute coopération européenne.
Un budget militaire en hausse, mais des interrogations persistent
Le gouvernement Lecornu II a confirmé une augmentation du budget des armées, une décision présentée comme indispensable face aux "menaces hybrides" évoquées par Macron. Cependant, cette hausse budgétaire intervient dans un contexte de crise des finances publiques, alimentant les débats sur les priorités nationales.
La jeunesse au cœur des enjeux de défense
Dans son discours, le président a également insisté sur l'importance de donner du "sens" aux jeunes générations, une référence à peine voilée à la crise de la jeunesse et à la nécessité d'une régulation numérique plus stricte. Une position qui rejoint les revendications de la gauche, mais qui contraste avec les discours sécuritaires de l'extrême droite.
L'Europe, seule réponse face aux puissances autoritaires
Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien indéfectible à l'Union européenne, présentée comme le seul rempart face aux "puissances déstabilisatrices". Une posture qui s'oppose frontalement aux positions souverainistes de Marine Le Pen et de l'extrême droite, régulièrement critiquées pour leur complaisance envers la Russie et la Chine.
Un discours qui divise
Si le discours a été salué par les partisans de l'Europe et de la défense commune, il a suscité des réactions vives à droite et à l'extrême droite.
"Macron préfère envoyer nos soldats au Groenland plutôt que de s'occuper de la sécurité dans nos rues", a déclaré un élu du Rassemblement National, illustrant la guerre des droites qui secoue la France.