Un engagement européen sous tension
En pleine visite officielle de Volodymyr Zelensky à Paris, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé avec une fermeté rare l'engagement de l'Union européenne envers l'Ukraine. Face aux blocages hongrois, il a déclaré que le prêt de 90 milliards d'euros serait tenu, malgré les réticences de Budapest.
La Hongrie, frein obstiné de l'aide européenne
Le gouvernement hongrois, dirigé par Viktor Orbán, bloque depuis des mois les premiers décaissements de ce prêt historique. Budapest exige en contrepartie la réouverture de l'oléoduc Droujba, endommagé selon Kiev par des frappes russes. Une position jugée inacceptable par Paris, qui rappelle les engagements pris en décembre dernier par tous les États membres.
La Russie, hypocrisie en matière de cessez-le-feu
Emmanuel Macron a également fustigé l'hypocrisie du Kremlin, qui appelle à un cessez-le-feu en Iran tout en refusant obstinément toute trêve en Ukraine.
La Russie ne défend la paix nulle part, a-t-il lancé, soulignant l'obstination de Moscou à prolonger le conflit depuis plus d'un an.
Un soutien français indéfectible
Le chef de l'État a martelé que rien ne détournerait la France de son soutien à l'Ukraine, malgré les tensions au Moyen-Orient et les pressions internes. Une position saluée par les observateurs, alors que le gouvernement Lecornu II affronte des critiques croissantes sur sa politique étrangère.
Contexte : une Europe divisée face à la guerre
Cette déclaration intervient alors que l'Union européenne peine à trouver un consensus sur son aide militaire et financière à Kiev. La Hongrie, alliée traditionnelle de Moscou, joue un rôle clé dans ces blocages, au grand dam des pays de l'Est et des partisans d'une ligne dure face à la Russie.