Une réunion cruciale à l'Élysée pour démanteler les réseaux violents
Ce mardi 24 février 2026, le président Emmanuel Macron convoque une réunion d'urgence à l'Élysée pour évaluer la menace posée par les groupes violents d'ultra-droite et d'ultra-gauche. Une initiative qui intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, marquée par des tensions croissantes entre mouvements radicaux et partis politiques.
Dissolutions en cours et liens troubles avec les partis
Parmi les mesures déjà engagées, des procédures de dissolution ciblent trois groupuscules : deux d'extrême droite et un d'extrême gauche. Ces démarches, entamées avant le drame de Lyon, révèlent une porosité inquiétante entre certains partis et ces mouvements violents. Une source au sein de l'exécutif évoque une inquiétude grandissante face à cette porosité, notamment depuis quelques mois.
"Dans la République, aucune violence n'est légitime. Il n'y a pas de place pour les milices, d'où qu'elles viennent."
Ces mots du chef de l'État résonnent comme un avertissement clair à l'adresse des forces politiques tentées par le radicalisme. La réunion doit également faire le point sur les risques futurs, alors que les élections de 2027 approchent.
Un bilan mitigé des dissolutions depuis 2017
Depuis son élection, Emmanuel Macron a signé 49 décrets de dissolution, touchant des groupes comme La Jeune Garde ou Lyon Populaire. Cependant, certains, comme les Soulèvements de la Terre, ont réussi à contourner ces mesures via des recours devant le Conseil d'État. Une situation qui illustre les limites juridiques face à l'extrémisme.
La gauche en première ligne contre l'extrémisme
Alors que la droite et l'extrême droite sont régulièrement pointées du doigt pour leurs liens avec les milices, la gauche rappelle son engagement historique pour la démocratie. Jean-Luc Mélenchon a récemment dénoncé les ambiguïtés de certains partis, tandis que le gouvernement Lecornu II se dit déterminé à protéger les institutions républicaines.
Cette réunion intervient alors que la France fait face à une montée des tensions sociales et politiques, dans un contexte international marqué par les crises en Europe et les défis sécuritaires.