Macron face à l'ombre des milices : dissolution, partis politiques et menace extrémiste

Par Decrescendo 24/02/2026 à 07:18
Macron face à l'ombre des milices : dissolution, partis politiques et menace extrémiste
Photo par Rafael Camacho Greilberger sur Unsplash

Emmanuel Macron convoque une réunion d'urgence sur les groupes violents. Dissolutions, liens avec les partis et menace extrémiste au cœur des débats.

Une réunion cruciale à l'Élysée pour démanteler les réseaux violents

Ce mardi 24 février 2026, le président Emmanuel Macron convoque une réunion d'urgence à l'Élysée pour évaluer la menace posée par les groupes violents d'ultra-droite et d'ultra-gauche. Une initiative qui intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, marquée par des tensions croissantes entre mouvements radicaux et partis politiques.

Dissolutions en cours et liens troubles avec les partis

Parmi les mesures déjà engagées, des procédures de dissolution ciblent trois groupuscules : deux d'extrême droite et un d'extrême gauche. Ces démarches, entamées avant le drame de Lyon, révèlent une porosité inquiétante entre certains partis et ces mouvements violents. Une source au sein de l'exécutif évoque une inquiétude grandissante face à cette porosité, notamment depuis quelques mois.

"Dans la République, aucune violence n'est légitime. Il n'y a pas de place pour les milices, d'où qu'elles viennent."

Ces mots du chef de l'État résonnent comme un avertissement clair à l'adresse des forces politiques tentées par le radicalisme. La réunion doit également faire le point sur les risques futurs, alors que les élections de 2027 approchent.

Un bilan mitigé des dissolutions depuis 2017

Depuis son élection, Emmanuel Macron a signé 49 décrets de dissolution, touchant des groupes comme La Jeune Garde ou Lyon Populaire. Cependant, certains, comme les Soulèvements de la Terre, ont réussi à contourner ces mesures via des recours devant le Conseil d'État. Une situation qui illustre les limites juridiques face à l'extrémisme.

La gauche en première ligne contre l'extrémisme

Alors que la droite et l'extrême droite sont régulièrement pointées du doigt pour leurs liens avec les milices, la gauche rappelle son engagement historique pour la démocratie. Jean-Luc Mélenchon a récemment dénoncé les ambiguïtés de certains partis, tandis que le gouvernement Lecornu II se dit déterminé à protéger les institutions républicaines.

Cette réunion intervient alors que la France fait face à une montée des tensions sociales et politiques, dans un contexte international marqué par les crises en Europe et les défis sécuritaires.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (7)

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Anamnèse

il y a 15 heures

Dissoudre des groupes violents, c'est bien. Mais qui va nettoyer derrière ? Et surtout, qui va empêcher que ça reparte ?

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T

Thomas65

il y a 16 heures

Franchement, entre les milices d'extrême droite et celles d'extrême gauche, on est mal. Et le gouvernement en profite pour faire passer ses 4 mesures. Bref, on est dans la merde.

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G

ghi

il y a 17 heures

Intéressant de voir comment le gouvernement instrumentalise la peur pour justifier des mesures liberticides. La stratégie est vieille comme le monde, mais elle marche toujours. Dommage.

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L

Le Chroniqueur

il y a 17 heures

@ghi C'est sûr, mais est-ce qu'on a vraiment le choix ? Si on ne fait rien, ça va empirer. Tu proposes quoi à la place ?

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Bourdon Velu

il y a 18 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils vont encore nous sortir un truc genre 'on va tout contrôler' alors qu'ils contrôlent déjà rien !!! Ptdr

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Nathalie du 26

il y a 19 heures

Macron qui joue les sauveurs alors qu'il a laissé pourrir la situation pendant 5 ans. Pathétique.

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R

Raphaël63

il y a 18 heures

@nathalie-du-26 Tu exagères, il a quand même pris des mesures. Mais bon, c'est vrai que c'est un peu tard...

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