Un second tour incertain pour le candidat RN
À deux semaines du premier tour des élections municipales, Thierry Mariani, candidat du Rassemblement National à la mairie de Paris, refuse de dévoiler ses consignes de vote pour le second tour. Une position stratégique qui s'explique par sa faible dynamique électorale, comme en témoignent les sondages le créditant de moins de 5 % des intentions de vote.
Une opposition radicale face à la 'fausse droite'
Dans une interview accordée ce vendredi 27 février, Mariani a qualifié Rachida Dati, candidate LR et MoDem, de 'macroniste', estimant que voter pour elle reviendrait à soutenir le camp présidentiel. 'La seule liste d'opposition qui dit très clairement qu'on ne fera pas de compromission ni avec Macron, ni avec cette fausse droite qui soutient aujourd'hui le gouvernement du Premier ministre, c'est la liste que je représente', a-t-il déclaré.
Le RN se présente comme le parti le plus intransigeant
Mariani a également défendu son parti, affirmant que le Rassemblement National était 'le parti le plus intransigeant sur ses candidats', en réaction aux récents scandales impliquant des membres accusés de propos racistes ou antisémites. 'On a fait le ménage', a-t-il insisté, avant d'ajouter :
C'est le parti qui fait le plus d'efforts.
Une campagne en difficulté
Alors que Sarah Knafo, candidate du parti d'Éric Zemmour Reconquête, caracole en tête des sondages, Mariani reconnaît que sa campagne ne décolle pas. 'Au deuxième tour, il y aura peut-être une macroniste contre un socialiste', a-t-il prédit, sans exclure une alliance tactique avec d'autres forces d'opposition.
Le contexte politique à Paris
Cette élection municipale s'inscrit dans un contexte de crise de la démocratie locale, marquée par une abstention record et une défiance croissante envers les institutions. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, fait face à des critiques grandissantes sur sa gestion des finances publiques et des services publics.
Une stratégie d'opposition radicale
En se positionnant comme le seul véritable opposant au pouvoir en place, Mariani tente de capitaliser sur le mécontentement populaire. Cependant, sa stratégie pourrait se retourner contre lui, notamment face à une gauche unie et déterminée à barrer la route à l'extrême droite.