Un procès en appel qui fait trembler le RN
Mardi 3 février 2026, la cour d'appel de Paris a entendu les réquisitions du parquet dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. Le procureur a requis quatre ans de prison, dont un an ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen.
Une décision qui pourrait rebattre les cartes politiques
Si le jugement de première instance avait été plus sévère, cette fois, le parquet a évité l'exécution provisoire, laissant planer le doute sur l'éligibilité de la présidente du RN pour la prochaine élection présidentielle. Une décision qui pourrait avoir des conséquences majeures sur la stratégie des partis pour 2027.
Des accusations graves contre le système du RN
Les avocats généraux ont insisté sur le rôle central de Marine Le Pen et de son père, Jean-Marie Le Pen, dans la mise en place d'un système frauduleux visant à détourner des fonds publics européens pour financer le parti.
"L'audience révèle une organisation frauduleuse afin de financer le FN et un système pensé afin de détourner des fonds publics",ont-ils souligné.
La défense dénonce une instrumentalisation politique
Du côté de la défense, on se félicite de l'absence de demande d'exécution provisoire.
"C'est une très bonne nouvelle",a déclaré Me Rodolphe Bosselut, l'un des avocats de Marine Le Pen. Cependant, les attaques virulentes du RN contre la justice après le premier jugement n'ont pas été oubliées par le parquet.
Un verdict attendu pour l'été 2026
Les plaidoiries de la défense se poursuivront jusqu'au 12 février, mais le jugement définitif ne sera rendu qu'en juin ou juillet. L'avenir politique de Marine Le Pen reste donc incertain, alors que le gouvernement Lecornu II et le président Emmanuel Macron observent avec attention cette affaire qui pourrait profondément influencer le paysage politique français.
Un contexte politique tendu
Cette affaire s'inscrit dans un climat de crise des vocations politiques, alors que le Rassemblement national tente de se positionner comme une alternative crédible au pouvoir en place. La décision de la cour d'appel pourrait bien accélérer ou freiner cette dynamique.