Marine Tondelier lance un ultimatum à la gauche : union ou chaos en 2027

Par SilverLining 09/09/2026 à 12:20
Marine Tondelier lance un ultimatum à la gauche : union ou chaos en 2027

Marine Tondelier, candidate écologiste à la présidentielle 2027, maintient sa pression pour une union de la gauche. Critique acerbe des aides insuffisantes et des divisions socialistes, elle exige une primaire ouverte et des mesures écologiques fortes.

Marine Tondelier maintient sa candidature et exige l’union de la gauche

Lors d’un passage remarqué dans Les 4 Vérités, Marine Tondelier, figure écologiste de premier plan, a réaffirmé avec force sa détermination à porter l’écologie au cœur de la prochaine présidentielle. Candidate déclarée depuis près d’un an, elle refuse de céder à la division qui gangrène la gauche française, malgré les tensions persistantes avec le Parti socialiste. Son message est clair : sans union, pas de victoire en 2027.

Une gauche divisée face à l’urgence climatique et sociale

Sur le plateau de France 2, Marine Tondelier a égrené les défis qui attendent la gauche, des prix exorbitants des carburants aux conséquences dramatiques de la sécheresse sur l’agriculture. Pour elle, ces crises ne sont pas des accidents, mais le résultat d’une politique de dépendance aux énergies fossiles que les gouvernements successifs, de droite comme de centre, ont refusée de briser.

« Nous vivons à crédit sur la planète », a-t-elle lancé, dénonçant une « surdose de pétrole et de gaz importés, au détriment de notre balance commerciale et de notre souveraineté ». Un constat accablant, alors que les ménages, les PME et les collectivités locales s’asphyxient sous le poids des coûts énergétiques. Pourtant, face à l’urgence, les réponses du gouvernement restent insuffisantes, voire contre-productives.

Carburants : bloquer les prix ou cibler les aides ?

La flambée des prix à la pompe, avec des tarifs dépassant désormais 2,30 € le litre, a relancé le débat sur les mesures à mettre en place. Marine Tondelier rejette catégoriquement l’idée d’un blocage pur et simple des prix, qu’elle juge coûteux et injuste. « Pourquoi subventionner un propriétaire de SUV qui roule en 4x4 pour emmener son enfant à l’école ? », s’interroge-t-elle, soulignant que cette mesure profiterait avant tout à ceux qui polluent le plus.

À la place, elle prône des aides ciblées et massives, financées par une taxation des superprofits des pétroliers. TotalEnergies, dont les dividendes ont bondi de 5,6 % cet été, doit contribuer à soulager le portefeuille des Français, insiste-t-elle. « Leur enrichissement pendant la guerre en Ukraine n’a que trop duré. Il est temps qu’ils paient leur juste part. »

Une position qui tranche avec la politique du gouvernement, accusé de « distribuer des miettes sans remettre en cause les structures d’un système énergétique inique ».

Agriculteurs en détresse : le milliard promis ne suffira pas

La sécheresse de l’été 2026 a laissé des traces indélébiles dans les champs français. Avec 30 000 à 35 000 exploitations menacées de faillite dans les mois à venir, Marine Tondelier critique le dispositif d’aide annoncé par l’exécutif. Un milliard d’euros, mais réparti selon des critères inéquitables : « 82 % des agriculteurs, non assurés, seront exclus des aides, tandis que les grandes exploitations, déjà sécurisées, en bénéficieront largement ».

Pour elle, la solution passe par des mesures d’urgence ciblées sur les filières les plus touchées : maraîchage, élevage, et soutien aux stocks de fourrage. « Ces producteurs nourrissent la France, ils ne peuvent pas être abandonnés. » Une critique acerbe de la gestion macroniste, jugée « technocratique et déconnectée des réalités du terrain ».

Moratoire sur la chasse : une urgence écologique ignorée

Les incendies de l’été ont ravagé 96 000 hectares de forêt, décimant une faune sauvage déjà fragilisée. Face à cette hécatombe, des ONG ont lancé une pétition pour un moratoire de trois ans sur la chasse dans les zones sinistrées. Marine Tondelier, signataire du texte, alerte sur l’urgence d’agir : « Les animaux survivants, chassés de leur habitat, doivent trouver refuge dans des sanctuaires. La chasse doit s’arrêter, au moins temporairement. »

Elle pointe du doigt l’inaction du gouvernement, qui laisse les préfets décider au cas par cas, sans cadre national. « Le ministère de l’Écologie doit donner une ligne claire. Sinon, c’est comme si on demandait aux pompiers de combattre le feu… en leur laissant choisir les seaux d’eau. »

Union de la gauche : Tondelier maintient la pression

Candidate depuis près d’un an, Marine Tondelier n’a pas dévié de sa ligne : la gauche doit s’unir pour éviter une nouvelle défaite en 2027. Pourtant, les divisions persistent, notamment avec le Parti socialiste, dont les hésitations sur une primaire ouverte ont lassé les alliés écologistes.

« J’ai tout tenté pour éviter ce scénario. Deux jours après la dissolution de 2024, beaucoup riaient de l’idée d’une union. Aujourd’hui, c’est la présidentielle, et chacun s’enferme dans son couloir. Je ne pardonnerai pas à ceux qui ont saboté cette chance. »

Elle vise clairement Raphaël Glucksmann et une partie de la direction socialiste, accusés d’avoir « privilégié les ego aux électeurs ». Pourtant, elle laisse une porte entrouverte : « Si une primaire équitable et accessible est proposée, je ne fermerai pas la porte. Mais après un an de négociations infructueuses, la confiance est rompue. »

Son message est sans ambiguïté : « Je serai toujours partie de la solution. Mon dernier mot n’a pas été prononcé. »

Une gauche en quête de crédibilité

Alors que les sondages placent l’extrême droite en tête des intentions de vote pour 2027, Marine Tondelier mise sur la radicalité pragmatique de l’écologie pour séduire. Entre critiques acerbes du gouvernement et plaidoyer pour une gauche unie, elle incarne une ligne « ni sectaire, ni complaisante ».

Pour ses détracteurs, elle reste une « éternelle candidate » qui divise plus qu’elle ne rassemble. Pour ses soutiens, elle est la dernière garante d’un projet politique cohérent, face à un PS tiraillé entre réformisme et radicalité.

Une chose est sûre : dans un paysage politique français plus fragmenté que jamais, son combat pour l’union de la gauche pourrait bien déterminer l’avenir… ou sceller son échec.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (1)

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Erdeven

il y a 1 heure

Non mais wesh sérieuxxxxx Tondelier là elle veut juste tout bouffer la gauche ou quoi ??? mdrr ça se voit à des km qu'elle veut être la présidente unique de l'écologie et après on verra ??? ptdr...

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