Marseille en ébullition : le PS refuse toute alliance avec LFI face à la menace du RN

Par Aporie 16/03/2026 à 18:09
Marseille en ébullition : le PS refuse toute alliance avec LFI face à la menace du RN
Photo par Rafael Garcin sur Unsplash

Marseille en ébullition : le PS refuse toute alliance avec LFI face à la menace du RN, alors que la gauche se divise et l'extrême droite progresse.

Un second tour sous haute tension à Marseille

Le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, a officialisé sa candidature pour le second tour des élections municipales sans alliance avec La France Insoumise (LFI). Cette décision, qualifiée d'« irresponsable » par le candidat insoumis Sébastien Delogu, s'inscrit dans un contexte marqué par la forte progression du Rassemblement National (RN), qui a obtenu 35% des voix au premier tour.

Une stratégie contestée

Le refus du Parti Socialiste (PS) de s'allier avec LFI soulève des questions sur la cohérence de la gauche marseillaise. « Nous ne pouvons pas cautionner des méthodes qui divisent plutôt qu'unir », a déclaré un proche de Payan, évoquant des divergences idéologiques persistantes. Pourtant, cette position pourrait affaiblir le camp progressiste face à un RN en pleine ascension, alors que la crise de la démocratie locale se fait de plus en plus sentir.

Le RN en position de force

Avec 35% des suffrages, le RN confirme son ancrage dans la cité phocéenne. Franck Allisio, tête de liste du parti d'extrême droite, mise sur une dynamique favorable pour le second tour. « Les Marseillais ont envoyé un message clair : ils veulent du changement », a-t-il déclaré, sur fond de crise de la sécurité en France et de mécontentement croissant envers les partis traditionnels.

Un enjeu national

Cette élection s'inscrit dans un contexte plus large de stratégie des partis pour 2027, alors que le gouvernement Lecornu II tente de contenir la montée des extrêmes. « La gauche doit se ressaisir si elle ne veut pas laisser le terrain à l'extrême droite », analyse un observateur politique. À l'inverse, le RN voit dans Marseille un laboratoire de sa future conquête du pouvoir.

Les autres villes en jeu

Alors que Toulouse a acté une union PS-LFI, Marseille incarne les divisions persistantes à gauche. « Chaque ville a ses spécificités, mais l'urgence est la même : éviter une victoire du RN », rappelle un élu écologiste. La crise des finances publiques et la crise des services publics alimentent un climat de défiance envers les institutions, propice aux discours populistes.

À propos de l'auteur

Aporie

La Cinquième République est à bout de souffle. Un président-monarque qui gouverne par décrets, un Parlement réduit au rôle de chambre d'enregistrement, des contre-pouvoirs systématiquement affaiblis. Je pose les questions que les éditorialistes mainstream évitent soigneusement : à qui profite ce système ? Pourquoi les mêmes familles politiques se partagent le pouvoir depuis quarante ans ? Comment se fait-il que les promesses de campagne soient toujours trahies ?

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Commentaires (11)

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Zénith

il y a 5 heures

La gauche qui s'entredéchire, le RN qui avance. La France en mode 'on va tous mourir'.

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FreeThinker

il y a 6 heures

SAIS PAS MAIS EN MODE stressé là... Marseille c'est trop important pour laisser passer le RN !!! Le PS ils font n'importe quoi !!!

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E

Enlightenment

il y a 6 heures

Mouais... La gauche qui se déchire, la droite qui fait semblant de s'indigner, et le RN qui en profite. Bof, rien de nouveau sous le soleil.

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R

Reminiscence

il y a 5 heures

@enlightenment Comme d'hab, la gauche se tire une balle dans le pied. Le RN va rigoler jusqu'en 2027.

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Roscoff

il y a 7 heures

C'est un classique : quand la gauche est divisée, l'extrême droite progresse. Regardez l'Espagne en 2019, où le PSOE a dû s'allier avec Podemos pour barrer la route à Vox. Ici, le PS préfère jouer perso. Erreur stratégique.

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C

Carnac

il y a 7 heures

@roscoff Oui mais l'Espagne c'est pas la France. Ici, le PS a peur de perdre son électorat modéré. Mais bon, si ça continue, ils vont le perdre quand même, mais en plus avec un maire RN. Ironique, non ?

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G

GhostWriter

il y a 5 heures

@carnac Tu as raison sur le fond, mais le PS a-t-il vraiment le choix ? LFI les a déjà trahis sur d'autres sujets. La défiance est mutuelle. Du coup, qui va payer la note ? Les Marseillais.

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I

ironiste-patente

il y a 7 heures

La gauche qui se bouffe entre elle, le RN qui rigole. Bref, la France en 2024.

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J

julien-sorel-3

il y a 8 heures

Franchement, le PS a raison de refuser une alliance avec LFI si c'est pour perdre toute crédibilité. Mais bon, si ça continue, on va se retrouver avec un maire RN à Marseille. Et là, c'est la merde.

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N

Nausicaa

il y a 7 heures

@julien-sorel-3 Mais genre... Le PS ils ont tjrs été des lâches !!! Ils préfèrent laisser passer le RN que de s'allier avec LFI !!!

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C

corte

il y a 8 heures

Noooon mais sérieux ??? Le PS et LFI qui se tirent la gueule alors que le RN avance ??? Mais ils veulent quoi ??? Qu'on finisse en dictature ??? Ptdr...

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