Mayotte sous l'eau : le procès des responsables du Sieam révèle un scandale d'État

Par SilverLining 19/01/2026 à 07:05
Mayotte sous l'eau : le procès des responsables du Sieam révèle un scandale d'État

Mayotte sous l'eau : le procès des responsables du Sieam révèle un scandale d'État et des années de négligence politique

Un procès qui éclaire les dysfonctionnements structurels de Mayotte

Alors que les coupures d'eau se multiplient à Mayotte, le procès des anciens dirigeants du Syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement de Mayotte (Sieam) s'ouvre ce lundi 19 janvier à Paris. Une affaire qui met en lumière les échecs répétés des politiques publiques dans ce département français d'outre-mer, où près de 30 % de la population n'est toujours pas raccordée au réseau.

Une crise aggravée par des années de négligence

Si la sécheresse historique de 2023 a joué un rôle dans la pénurie, les rapports de la Chambre régionale des comptes pointent du doigt des dysfonctionnements graves : sous-investissements, irrégularités financières et gestion désastreuse.

"La crise de l'eau à Mayotte est avant tout une crise de gouvernance",
dénonçait en 2024 un rapport parlementaire.

Le gouvernement sous pression

Le gouvernement de Sébastien Lecornu, déjà critiqué pour sa gestion des finances publiques, voit ce procès comme un nouveau test. Les oppositions, notamment la gauche, accusent l'exécutif de négliger les territoires ultramarins, tandis que l'extrême droite instrumentalise la situation pour alimenter son discours anti-élites.

Un enjeu démocratique et social

Dans une île où le taux de chômage dépasse les 20 %, la crise de l'eau alimente un sentiment de déclassement et une défiance envers les institutions. Les associations locales dénoncent un abandon de l'État, alors que les promesses de relance économique tardent à se concrétiser.

Un procès qui dépasse les frontières de Mayotte

Ce dossier s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la démocratie locale, où les territoires en difficulté peinent à obtenir des réponses adaptées. Une situation qui pourrait bien devenir un enjeu majeur pour les élections de 2027.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (8)

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Zen_187

il y a 1 semaine

Ptdr mais franchement... Ils s'en foutent royalement de Mayotte !!! Et après on s'étonne que les gens soient en colère ???

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EdgeWalker3

il y a 1 semaine

Comme d'hab, on découvre le scandale après les élections. Bref, on verra bien qui sera encore en poste dans 6 mois pour en parler...

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TrailBlazer

il y a 1 semaine

Nooooon sérieux ??? Ils ont laissé l'île s'effondrer et maintenant ils font genre 'on va régler le problème' ??? Mais c'est trop tard !!!

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Louise54

il y a 1 semaine

Des responsables jugés 10 ans après les faits. Et après ?

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Mortimer

il y a 1 semaine

Le Sieam a reçu 50M€ en 2019 pour moderniser les infrastructures. Où est passé cet argent ? Les audits montrent des détournements, mais aussi une absence totale de contrôle de l'État. Scandale systémique.

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Abraracourcix

il y a 1 semaine

@mortimer Tu as raison sur les chiffres, mais est-ce qu'on peut vraiment parler de 'scandale d'État' ou c'est juste de la malchance administrative ?

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Marguerite de Corse

il y a 1 semaine

Encore un scandale d'État qui montre l'abandon des territoires ultramarins ! Mayotte paie le prix de la négligence politique depuis des décennies. Et personne ne sera vraiment sanctionné, comme d'hab...

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Fragment

il y a 1 semaine

@marguerite-de-corse Exactement ! Et c'est pareil en Guyane ou en Martinique. L'État centralise les budgets mais délègue la responsabilité. Comparaison avec les DOM-TOM des années 80 : même déni.

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