Municipales 2026 : le bloc central en ordre dispersé, Macron en retrait

Par Éclipse 22/02/2026 à 07:13
Municipales 2026 : le bloc central en ordre dispersé, Macron en retrait
Photo par Hassan Anayi sur Unsplash

Municipales 2026 : le bloc centriste divisé, Macron en retrait. Alliances locales et stratégie opportuniste face à la montée des extrêmes.

Un bloc central sans stratégie unitaire

À quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars, le bloc centriste, composé de Renaissance, du MoDem et d'Horizons, peine à présenter un front uni. Les alliances se font au cas par cas, reflétant une stratégie opportuniste plutôt qu'une vision cohérente.

Des ambitions mesurées après l'échec de 2020

En 2020, La République en marche (devenue Renaissance) avait ambitieux de conquérir des villes emblématiques comme Paris, Lyon et Marseille, mais le résultat fut désastreux. Aujourd'hui, le parti présidentiel adopte une approche plus pragmatique, privilégiant les alliances locales plutôt que des candidatures partout.

"On a appris de nos erreurs", assure un cadre du parti.

Macron en retrait, les candidats locaux en première ligne

Emmanuel Macron, dont la popularité est en berne, se tient volontairement à l'écart de la campagne. "Il se tient informé mais ce n'est pas lui qui décide", confie un stratège de Renaissance. Les candidats locaux insistent sur leur ancrage territorial, cherchant à dissocier leur image de celle du président.

Des alliances contradictoires

Dans certaines villes, comme Paris, les divisions sont flagrantes. Rachida Dati, soutenue par LR et le MoDem, affronte Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et soutenu par Renaissance. "Ça aurait été mieux d'être unis", reconnaît Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée.

Le MoDem et Horizons, des approches différentes

Le MoDem, avec son ADN centriste, mise sur des accords locaux. "Notre stratégie, c'est une stratégie locale avec des accords locaux", explique Marc Fesneau. Horizons, en revanche, met en avant son implantation locale, avec des figures comme Édouard Philippe au Havre ou Christian Estrosi à Nice.

Un test pour 2027

Ces élections municipales pourraient donner le ton pour la présidentielle de 2027. Si le Rassemblement national ou La France insoumise progressent, cela pourrait affaiblir davantage le bloc centriste. "Evidemment qu'il faut privilégier les alliances quand, idéologiquement, on est proches", met en garde un ancien ministre macroniste.

Paris, symbole des divisions

La capitale illustre parfaitement les tensions au sein du bloc central. Rachida Dati, malgré ses ennuis judiciaires, reste une candidate crédible pour LR et une partie du MoDem. Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Renaissance, peine à rassembler. "Je l'apprécie, mais il ne peut pas gagner", estime Marc Fesneau.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (6)

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Avoriaz

il y a 2 jours

Franchement, le centre il est mort de chez mort. Entre LR qui part en couille et le RN qui monte, c'est la loose totale. Bref, on est mal barrés...

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D

dissident-courtois

il y a 2 jours

Macron en mode 'je joue perso' comme d'hab. Les autres, ils peuvent bien s'entretuer, lui il garde ses mains propres.

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L

Logos

il y a 2 jours

Nooooon mais sérieux ??? Macron il fait genre il s'en fout des municipales ??? Il veut juste garder sa base nationale ??? Ptdr...

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B

BookWorm

il y a 2 jours

Le retrait de Macron dans les municipales 2026 est symptomatique d'une stratégie de recentrage national, mais le risque est de laisser le terrain libre aux extrêmes. Comment le bloc centriste peut-il se reconstruire sans une figure fédératrice ?

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H

Hugo83

il y a 2 jours

@bookworm Exactement ! Et en plus, les alliances locales ça marche jamais vraiment... J'ai vu ça dans ma ville, c'est toujours la pagaille. Mais bon, si le RN monte, ils vont bien être obligés de s'unir non ?

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Z

Zeitgeist

il y a 2 jours

@hugo83 Les alliances locales, c'est souvent une question de calcul économique. Si les élus locaux pensent que le RN peut leur faire perdre des subventions, ils vont peut-être bouger. Mais est-ce que ça suffira ?

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