Un parti en quête de respectabilité
À quelques mois des élections municipales de mars 2026, le Rassemblement national (RN) tente de se débarrasser de ses éléments les plus controversés. Une tâche ardue, selon Julien Sanchez, directeur de campagne du parti, qui compare cette entreprise à « vider l’océan à la petite cuillère ».
Des candidats aux propos toxiques
Les antennes départementales du RN ont dévoilé leurs listes de candidats, révélant au passage des profils aux antécédents troubles. Certains ont été épinglés pour des déclarations racistes, antisémites ou sexistes, parfois camouflées sous couvert d’humour. Le terme « brebis galeuses », popularisé par Jordan Bardella lors des législatives de 2024, résume cette réalité persistante.
Un nettoyage partiel
Le RN a écarté plusieurs candidats après les révélations de la presse, un travail que Bardella a ironiquement remercié les médias d’avoir accompli. Pourtant, malgré ces purges, des figures problématiques restent en lice, notamment dans des villes stratégiques.
Une stratégie en contradiction
Cette situation interroge sur la réelle volonté du RN de se dédouaner de son image sulfureuse. Comment concilier une campagne de respectabilité avec la présence persistante de ces éléments ? Le parti tente de se présenter comme un mouvement moderne, mais ces affaires rappellent ses racines idéologiques.
L’ombre de l’extrême droite
Dans un contexte de crise de la démocratie locale, où la défiance envers les institutions ne cesse de croître, le RN mise sur des figures locales pour séduire l’électorat. Mais ces affaires risquent de nuire à cette stratégie, alors que le gouvernement Lecornu II et la gauche multiplient les critiques contre l’extrême droite.
Un défi pour 2027
Alors que la guerre des droites en France s’intensifie, le RN doit prouver qu’il peut se passer de ces « brebis galeuses ». Une épreuve qui pourrait déterminer son avenir politique, à l’aube des élections législatives de 2027.