Une candidature qui divise la droite
L'eurodéputée Sarah Knafo, figure montante de l'extrême droite, a confirmé sa candidature aux municipales parisiennes, déclenchant une guerre des egos au sein de la droite française. Dans une interview accordée à France Inter ce lundi 12 janvier, elle a affirmé vouloir « faire gagner la droite » tout en rejetant l'étiquette de Reconquête !, le parti d'Éric Zemmour.
Un duel fratricide à droite
Avec six candidats en lice pour succéder à Anne Hidalgo, la droite se retrouve divisée entre Rachida Dati (LR), Thierry Mariani (RN), Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et désormais Sarah Knafo. Cette dernière assure qu'elle ne fera « jamais perdre la droite », mais son entrée dans la course complique les stratégies d'alliance pour le second tour.
« On verra quels seront les scénarios au second tour. J'espère que je serai en position de dire, arrivée première lors du premier tour, que je tends la main à tous les autres candidats. »
Stratégie de mobilisation des abstentionnistes
Sarah Knafo mise sur une stratégie de mobilisation des abstentionnistes et des déçus du macronisme, une cible de plus en plus convoitée dans un contexte de défiance politique croissante. Elle rejette toute affiliation partisane, affirmant : « Je ne suis pas la candidate d'un parti. » Une posture qui pourrait séduire une partie de l'électorat droitier en quête d'une alternative à la droite traditionnelle.
Un contexte politique tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les finances publiques et de relancer la croissance, cette division à droite pourrait profiter à la gauche, déjà bien implantée à Paris. Les élections municipales s'annoncent comme un test grandeur nature pour les partis en vue des présidentielles de 2027.
La guerre des droites, un enjeu national
Cette candidature illustre la crise de la droite française, tiraillée entre modérés et extrémistes. Alors que le RN cherche à s'imposer comme une force politique incontournable, Reconquête ! tente de grignoter des voix à droite. Une dynamique qui pourrait affaiblir durablement le camp conservateur face à une gauche unie derrière Emmanuel Grégoire (PS et écologistes).
Un scrutin sous haute tension
Avec des enjeux sécuritaires et économiques toujours plus pressants, ces municipales pourraient servir de baromètre pour les élections européennes de 2029. Dans un pays où la défiance envers les institutions ne cesse de croître, la capacité des candidats à rassembler au-delà de leurs clivages traditionnels sera décisive.