Une campagne de premier tour sous tension
Rachida Dati, candidate LR-MoDem pour la mairie de Paris, assure mener une campagne de premier tour malgré les difficultés. Dans une interview accordée lundi 9 mars, elle se défend d'être dans une impasse, tout en refusant toute alliance avec la candidate Reconquête, Sarah Knafo, qui lui avait pourtant proposé une fusion des listes.
Un refus de compromis face à l'extrême droite
La candidate de droite exclut pour l'heure tout rapprochement avec Sarah Knafo, qu'elle ne qualifie pas explicitement d'extrême droite. Une prudence qui contraste avec sa ferme volonté de faire barrage à la gauche, qu'elle accuse d'avoir détruit Paris et de vouloir poursuivre sa politique en pire.
Un appel au vote utile contre la gauche
Pour Rachida Dati, l'enjeu n'est pas de plaire, mais de faire confiance à son projet. "La question, ce n'est pas de m'aimer ou pas, la question c'est de me faire confiance", affirme-t-elle, promettant une équipe opérationnelle dès le lendemain en cas de victoire.
Une droite parisienne en crise
La division de la droite parisienne est patente. Pierre-Yves Bournazel, candidat Renaissance, refuse toute alliance avec Dati, tandis que la candidate Reconquête tente de se positionner comme une alternative. Une situation qui profite indirectement à la gauche, représentée par Emmanuel Grégoire, dont la liste est présentée comme une continuation des politiques actuelles.
Un projet aux contours flous
Rachida Dati assure porter un projet concret sur tous les sujets, mais sans entrer dans le détail. Elle se présente comme la candidate de toutes les droites, de la plus affirmée au centre, une stratégie qui pourrait se révéler risquée face à une gauche unie et une extrême droite en progression.
Un contexte politique national tendu
Cette campagne municipale s'inscrit dans un contexte national marqué par des tensions politiques croissantes. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, fait face à des critiques sur sa gestion des services publics et de la sécurité, des thèmes qui pourraient influencer le scrutin parisien.
L'Europe en toile de fond
Alors que la France s'engage dans des réformes structurelles, la question européenne pèse également sur les élections locales. Rachida Dati, favorable à une Europe forte, pourrait tenter de capitaliser sur ce positionnement pour séduire un électorat modéré.