Municipales 2026 : LFI en percée, la droite en crise, l'extrême droite en embuscade

Par Renaissance 16/03/2026 à 01:23
Municipales 2026 : LFI en percée, la droite en crise, l'extrême droite en embuscade
Photo par Rafael Garcin sur Unsplash

Municipales 2026 : LFI en percée, la droite en crise, l'extrême droite en embuscade. Paris, Lyon, Marseille en suspense. Le PS refuse toute alliance avec LFI.

Un premier tour marqué par la montée des insoumis et les divisions de la gauche

Dimanche 15 mars, près de 48,7 millions de Français ont été appelés aux urnes pour le premier tour des élections municipales, avec un taux de participation de 56%, en hausse par rapport à 2020 mais en baisse par rapport à 2014. Ce scrutin a révélé une dynamique nouvelle, avec la percée de La France insoumise (LFI) et les difficultés des écologistes, tandis que le Rassemblement national (RN) confirme son ancrage local.

Paris : un duel serré entre socialistes et droite

Dans la capitale, le socialiste Emmanuel Grégoire, soutenu par une alliance de gauche excluant LFI, arrive en tête avec 37,9% des voix. Face à lui, Rachida Dati (LR-MoDem) obtient 25,5%, tandis que la candidate insoumise Sophia Chikirou (12%) appelle à un « front antifasciste » avec le PS. Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) se maintient avec 11,7%, ouvrant la voie à une quadrangulaire.

Lyon : le choc entre le maire écologiste et l'ancien patron de l'OL

À Lyon, le maire sortant Grégory Doucet (EELV) résiste à Jean-Michel Aulas (36,8% chacun), un scrutin qui s'annonce serré. Les écologistes, pourtant en difficulté, gardent une dynamique dans cette ville emblématique.

Marseille : le RN en embuscade

Le maire socialiste Benoît Payan devance de justesse le candidat du RN Franck Allisio (35,6% contre 35,1%). Sébastien Delogu (LFI) appelle à un « front antifasciste » pour bloquer l'extrême droite, tandis que Martine Vassal (droite) reste silencieuse.

LFI en progression, le PS ferme à toute alliance

Manuel Bompard (LFI) salue une « percée remarquable » de son parti, avec des scores élevés à Roubaix (46%) et Saint-Denis. Le PS, par la voix d'Olivier Faure, refuse toute alliance avec LFI, qualifiant le parti de Jean-Luc Mélenchon d'incapable de « barrer la route à l'extrême droite ».

Les écologistes en recul

Six ans après leur « vague verte », les écologistes perdent du terrain. À Strasbourg, Jeanne Barseghian est en ballottage défavorable, tandis qu'à Bordeaux, Pierre Hurmic voit son avance fondre.

La droite divisée et le RN en position de force

Le RN confirme son ancrage local avec des victoires dès le premier tour à Beaucaire (60%) et Perpignan (50,6%). Jordan Bardella appelle à un « rassemblement de la droite » contre la gauche et le macronisme, tandis que Bruno Retailleau (LR) évoque une « guerre des droites ».

Participation en hausse, mais en dessous de 2014

Avec 56% de participation, ce scrutin marque un retour progressif des électeurs, même si le taux reste inférieur à celui de 2014. Paris (58,5%) et Lyon (63,9%) ont particulièrement mobilisé.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (4)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

W

WaveMaker

il y a 3 heures

Municipales 2026 = bordel assuré. Point.

0
P

Patrick du 67

il y a 5 heures

La droite en crise, l'extrême droite en embuscade... Et vous trouvez ça normal ??? Bref, la France va droit dans le mur.

0
H

Hermès

il y a 4 heures

@patrick-du-67 Pas si simple. La droite est en crise car elle n'a pas su se renouveler. LFI progresse car elle capte le vote protestataire. L'extrême droite attend son heure, c'est vrai, mais le PS joue un jeu dangereux en refusant toute alliance. Les rapports de force vont être explosifs.

0
E

Erdeven

il y a 6 heures

Nooooon mais sérieux ??? LFI en percée et le PS qui refuse toute alliance... Franchement, sa va être la merde en 2026 !!! Paris en mode chaos, Lyon en suspens... Ptdr, on est mal barrés...

-1
Publicité