Un premier tour marqué par la montée des insoumis et les divisions de la gauche
Dimanche 15 mars, près de 48,7 millions de Français ont été appelés aux urnes pour le premier tour des élections municipales, avec un taux de participation de 56%, en hausse par rapport à 2020 mais en baisse par rapport à 2014. Ce scrutin a révélé une dynamique nouvelle, avec la percée de La France insoumise (LFI) et les difficultés des écologistes, tandis que le Rassemblement national (RN) confirme son ancrage local.
Paris : un duel serré entre socialistes et droite
Dans la capitale, le socialiste Emmanuel Grégoire, soutenu par une alliance de gauche excluant LFI, arrive en tête avec 37,9% des voix. Face à lui, Rachida Dati (LR-MoDem) obtient 25,5%, tandis que la candidate insoumise Sophia Chikirou (12%) appelle à un « front antifasciste » avec le PS. Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) se maintient avec 11,7%, ouvrant la voie à une quadrangulaire.
Lyon : le choc entre le maire écologiste et l'ancien patron de l'OL
À Lyon, le maire sortant Grégory Doucet (EELV) résiste à Jean-Michel Aulas (36,8% chacun), un scrutin qui s'annonce serré. Les écologistes, pourtant en difficulté, gardent une dynamique dans cette ville emblématique.
Marseille : le RN en embuscade
Le maire socialiste Benoît Payan devance de justesse le candidat du RN Franck Allisio (35,6% contre 35,1%). Sébastien Delogu (LFI) appelle à un « front antifasciste » pour bloquer l'extrême droite, tandis que Martine Vassal (droite) reste silencieuse.
LFI en progression, le PS ferme à toute alliance
Manuel Bompard (LFI) salue une « percée remarquable » de son parti, avec des scores élevés à Roubaix (46%) et Saint-Denis. Le PS, par la voix d'Olivier Faure, refuse toute alliance avec LFI, qualifiant le parti de Jean-Luc Mélenchon d'incapable de « barrer la route à l'extrême droite ».
Les écologistes en recul
Six ans après leur « vague verte », les écologistes perdent du terrain. À Strasbourg, Jeanne Barseghian est en ballottage défavorable, tandis qu'à Bordeaux, Pierre Hurmic voit son avance fondre.
La droite divisée et le RN en position de force
Le RN confirme son ancrage local avec des victoires dès le premier tour à Beaucaire (60%) et Perpignan (50,6%). Jordan Bardella appelle à un « rassemblement de la droite » contre la gauche et le macronisme, tandis que Bruno Retailleau (LR) évoque une « guerre des droites ».
Participation en hausse, mais en dessous de 2014
Avec 56% de participation, ce scrutin marque un retour progressif des électeurs, même si le taux reste inférieur à celui de 2014. Paris (58,5%) et Lyon (63,9%) ont particulièrement mobilisé.