Une campagne municipale parisienne sous tension
Dimanche 22 février 2026, Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et Renaissance à la mairie de Paris, était l'invité du 8h30 pour évoquer une campagne électorale marquée par des tensions et des dérives inquiétantes. Dans un contexte politique national déjà fragile, les municipales parisiennes cristallisent les divisions et les excès.
Des attaques personnelles qui discréditent le débat démocratique
Pierre-Yves Bournazel a dénoncé avec fermeté les attaques personnelles qui empoisonnent la campagne.
"Les Parisiens méritent mieux que ce débat d'invectives, d'attaques personnelles entre deux clans : le clan Grégoire et le clan Dati",a-t-il déclaré. L'élu parisien, placé en troisième position dans les sondages, se présente comme le candidat du changement face à des adversaires qu'il juge incapables de répondre aux défis de la capitale.
Rachida Dati, un retour en arrière pour Paris ?
Le candidat Horizons-Renaissance a vivement critiqué Rachida Dati, candidate et ministre de la Culture, qu'il accuse de divertir l'attention des vrais enjeux parisiens.
"Madame Dati passe son temps à porter plainte contre les uns et les autres. Je voudrais qu'on pense à l'avenir",a-t-il lancé. Il rappelle que la ministre n'a toujours pas quitté son poste ministériel, malgré ses promesses.
Bournazel dénonce également l'échec des sortants, Hidalgo et Grégoire, après 12 ans aux responsabilités.
"Ils ont échoué sur la sécurité, sur la propreté. Ils n'ont pas tenu les comptes publics. Notre espace public est chaotique. Les travaux sont ni faits ni à faire. Il y a le scandale du périscolaire qui est une honte absolue",a-t-il martelé.
L'extrémisme politique en marche à Lyon
La campagne parisienne s'inscrit dans un contexte national marqué par la montée des tensions politiques. Samedi, lors de la marche en hommage à Quentin Deranque, militant identitaire lynché à mort, des participants ont fait des saluts nazis et crié des slogans racistes et homophobes.
"Cette manifestation n'a pas été violente mais on voit qu'il y a eu une récupération politique qui est celle d'individus d'extrême droite. Des saluts nazis, ce n'est pas innocent, c'est très grave",a réagi Bournazel.
Le candidat Horizons-Renaissance a tenu à distancier le drame politique :
"On ne doit pas mourir pour ses idées. La lutte contre l'extrémisme politique, qu'il vienne de la droite comme de la gauche, celui qui véhicule la haine de l'autre, celui qui distille le poison de la division, est mon combat."
Une campagne qui reflète les fractures françaises
Cette campagne municipale parisienne illustre les fractures profondes de la société française. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un cap dans un contexte économique et social difficile, les élections locales deviennent le terrain de toutes les dérives. La montée des extrêmes, la polarisation du débat et l'incapacité des sortants à répondre aux attentes des citoyens posent la question de la crise de la démocratie locale.
Dans ce contexte, Pierre-Yves Bournazel se présente comme une alternative crédible, incarnant une troisième voie face aux clivages traditionnels. Reste à savoir si les Parisiens lui feront confiance pour sortir la capitale de l'impasse politique.