Oscars 2026 : Trois films engagés bravent la censure et l'oppression

Par Decrescendo 18/01/2026 à 15:30
Oscars 2026 : Trois films engagés bravent la censure et l'oppression

Trois films engagés aux Oscars 2026 dénoncent l'oppression en Iran, à Gaza et en Palestine. Une compétition politique sous haute tension.

Une compétition aux accents politiques

Alors que la 98e cérémonie des Oscars approche, trois films présélectionnés dans la catégorie « meilleur film étranger » cristallisent les tensions géopolitiques actuelles. Un simple accident de Jafar Panahi, La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania et Palestine 36 d'Annemarie Jacir incarnent une résistance artistique face aux régimes autoritaires et aux violences systémiques.

Jafar Panahi, symbole de la lutte iranienne

Le réalisateur iranien, condamné à un an de prison par contumace pour « propagande », présente un film tourné clandestinement. Un simple accident, Palme d'or 2025, dénonce les conditions carcérales en Iran. Panahi, en exil à Los Angeles, a déclaré :

« Je dois rentrer en Iran. Je ne suis pas le genre de personne capable de vivre ailleurs que dans mon propre pays. »
Son film, qui concourt pour la France, pourrait offrir une tribune internationale au peuple iranien, ébranlé par des manifestations réprimées dans le sang.

Kaouther Ben Hania : la voix des victimes palestiniennes

La réalisatrice tunisienne, primée à Venise, porte la parole des opprimés avec La Voix de Hind Rajab. Ce docu-fiction retrace les dernières heures d'une fillette de 5 ans tuée à Gaza, à travers les enregistrements du Croissant-Rouge. Ben Hania dénonce l'invisibilisation médiatique des Palestiniens :

« Les Palestiniens n'ont pas le droit de raconter leur douleur dans les médias occidentaux. »
Une nomination aux Oscars serait un coup de projecteur sur la situation humanitaire à Gaza.

Annemarie Jacir : la mémoire palestinienne face à l'oubli

Première réalisatrice palestinienne présélectionnée, Jacir aborde la révolte de 1936 contre le mandat britannique. Tourné en Jordanie après l'annulation du projet initial en Palestine, Palestine 36 explore les racines du conflit. La réalisatrice espère que les Oscars permettront de « partager cette histoire trop méconnue ».

Une cérémonie sous haute tension politique

Alors que la France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, soutient ces œuvres engagées, la droite française critique une « instrumentalisation » du cinéma. Jean-Luc Mélenchon a salué ces films comme des « actes de résistance culturelle ». La liste finale sera dévoilée le 22 janvier, dans un contexte de crispations diplomatiques accrues.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (4)

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Apollon 6

il y a 1 semaine

Oui enfin, est-ce que les Oscars sont vraiment le bon endroit pour ça ? Bref, ça reste du cinéma, pas une tribune politique...

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M

Michèle du 54

il y a 1 semaine

@apollon-6 Moi je dis bravo ! J'ai vu un docu sur Gaza l'année dernière, et franchement, ça donne à réfléchir. Du coup, si ça peut faire bouger les lignes...

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D

DigitalAge

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Les Oscars en mode militant maintenant ??? Franchement, sa fait un peu trop...

1
F

FreeThinker

il y a 1 semaine

@digitalage Mais c'est important de montrer sa solidarité ! Genre, ces films là, ils osent parler de trucs que les médias évitent...

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