Un exercice inédit sous les projecteurs
Dimanche 22 février 2026, sous un ciel menaçant, la place de la Bataille-de-Stalingrad dans le 19e arrondissement de Paris a servi de décor à un événement politique hors norme. Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche (hors La France insoumise) aux élections municipales, a organisé un débat public sans son adversaire principale, Rachida Dati, qui refuse toujours de participer à un débat d’avant premier tour.
Un défi lancé à la droite parisienne
« Depuis des semaines, je propose de débattre. Depuis des semaines, Rachida Dati refuse. Je ne me défilerai pas. À défaut de pouvoir débattre avec elle, débattons ensemble », avait déclaré Grégoire en début de semaine. Un geste audacieux qui a rassemblé près de 500 personnes, malgré la présence marquée de militants et élus de la majorité de gauche, dans un arrondissement traditionnellement acquis au Parti socialiste depuis 1995.
Un exercice de démocratie locale
Pendant une heure et demie, une trentaine d’intervenants non inscrits à l’avance ont pris la parole pour interroger le candidat sur des sujets variés. Si certains ont avoué être des sympathisants, l’exercice a tenu sa promesse de sincérité, dans un contexte marqué par une crise de la démocratie locale et une défiance croissante envers les élites politiques.
Un enjeu national dans un scrutin local
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un équilibre politique fragile, ce débat citoyen s’inscrit dans une dynamique plus large. La guerre des droites en France, incarnée par les tensions entre Les Républicains et l’extrême droite, contraste avec la mobilisation de la gauche parisienne. Emmanuel Macron, dont la popularité reste volatile, observe de près ces élections, qui pourraient influencer la stratégie des partis pour 2027.
Un symbole face au refus du débat
En organisant ce débat, Grégoire a mis en lumière le refus de Dati de confronter ses idées publiquement. Une posture qui interroge sur l’avenir de la démocratie participative dans la capitale, alors que les Parisiens expriment un besoin croissant de transparence et d’échange direct avec leurs représentants.
Un contexte de tensions politiques
Alors que la crise des services publics et la crise des finances publiques pèsent sur les priorités des candidats, ce débat citoyen rappelle l’importance des enjeux locaux dans un paysage politique national en pleine mutation. La gauche parisienne, unie mais fragilisée, tente de se repositionner face à une droite divisée et une extrême droite en progression.