Polémique à l'ONU : l'ambassadeur d'Israël accuse une rapporteuse de mensonge et d'incompétence

Par Anadiplose 12/02/2026 à 23:10
Polémique à l'ONU : l'ambassadeur d'Israël accuse une rapporteuse de mensonge et d'incompétence

L'ambassadeur d'Israël accuse une rapporteuse de l'ONU de mensonge ou d'incompétence après des propos controversés sur Israël et la Palestine.

Une polémique qui éclabousse l'ONU

La rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, est au cœur d'une vive controverse après des propos jugés antisémites par l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Invité sur le plateau de Tout est politique, ce dernier a qualifié ses déclarations de soit mensongères, soit le fruit d'une incompétence intellectuelle.

Des propos tronqués ou une malveillance délibérée ?

Francesca Albanese, rapporteuse italienne, est accusée d'avoir désigné Israël comme l'ennemi commun lors d'une conférence, avant de se défendre en affirmant que ses propos visaient en réalité un système politique et médiatique permettant, selon elle, un génocide en Palestine.

"Il y a deux options : soit elle n'a pas le niveau intellectuel pour être rapporteure, soit elle ment."

Ces mots cinglants de Joshua Zarka résument la tension diplomatique qui s'est invitée dans l'hémicycle français. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a même réclamé sa démission, une position saluée par l'ambassadeur israélien.

Un contexte géopolitique tendu

Cette polémique s'inscrit dans un climat déjà explosif entre Israël et la communauté internationale, notamment après les récentes opérations militaires à Gaza. La France, sous la présidence d'Emmanuel Macron et le gouvernement Lecornu II, tente de jouer un rôle médiatrice, bien que critiquée par certains pour son manque de fermeté face aux violations des droits humains.

Alors que la gauche française soutient majoritairement la position de Francesca Albanese, la droite et l'extrême droite dénoncent une instrumentalisation politique des institutions onusiennes. Marine Le Pen a d'ailleurs appelé à un boycott des rapports de l'ONU, accusant l'organisation de partialité.

L'affaire Epstein évoquée en marge

Interrogé sur l'affaire Epstein, Joshua Zarka a exprimé son dégoût face aux crimes du milliardaire, tout en rejetant fermement les théories du complot l'impliquant avec les services secrets israéliens. "C'était un pédocriminel, rien de plus."

Cette affaire, bien que distincte, rappelle les tensions persistantes entre certains diplomates et les réseaux d'influence internationaux, un sujet sensible dans un contexte de crise des relations franco-américaines.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (2)

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T

tregastel

il y a 1 semaine

Bon... encore une polémique à l'ONU. Entre les accusations de mensonge et d'incompétence, on se demande qui croit encore à la neutralité de l'institution. Bref, le cirque continue.

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A

Anne-Sophie Rodez

il y a 1 semaine

@tregastel Franchement, c'est pas juste une question de neutralité, c'est un problème de partialité assumée. Tu as des sources sur les propos exacts de la rapporteuse ? Parce que là, on a que la version d'Israël...

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