Une candidature qui divise
Le député socialiste Jérôme Guedj, figure historique de la gauche essonnienne, a officiellement lancé sa campagne pour l'élection présidentielle de 2027. Une annonce qui intervient en marge des primaires de la gauche, suscitant des réactions contrastées au sein d'un camp déjà fragilisé par les divisions internes.
Un projet « universaliste et écologiste »
Dans une allocution solennelle devant le conseil départemental de l'Essonne, Guedj a présenté sa vision d'une gauche « républicaine, laïque et sociale », insistant sur la nécessité d'une « offre politique large » capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels.
« L'offre politique que nous devons faire, c'est une offre qui part de la gauche, que j'ai qualifiée de républicaine, d'universaliste, de laïque, sociale, écologiste, et qui est capable de construire un spectre plus large. »
La rupture avec Mélenchon
Guedj a clairement rompu avec Jean-Luc Mélenchon, dont il redoute la qualification au second tour. Selon lui, un duel entre l'insoumis et l'extrême droite serait « une défaite assurée » pour la gauche.
« Le pire des scénarios, ce serait une qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle, parce que c'est la défaite assurée. En cas de second tour Mélenchon-Le Pen ou Mélenchon-Bardella, c'est 35 % pour Mélenchon et 65 % pour Le Pen ou Bardella. »
Un défi pour Glucksmann
Alors que Raphaël Glucksmann, allié du PS aux européennes, pourrait également se présenter, Guedj assume une concurrence au sein de la gauche. « Nous n'avons pas la même histoire, le même parcours, on n'a pas le même style », a-t-il déclaré, tout en appelant à une « union large » face à la menace d'une nouvelle victoire de l'extrême droite.
Un contexte politique explosif
Cette candidature intervient dans un contexte de crise profonde à gauche, marquée par des divisions idéologiques et stratégiques. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays, la gauche peine à se rassembler face à une droite radicalisée et une extrême droite en progression. Les prochains mois s'annoncent décisifs pour l'avenir du camp progressiste.