Sandrine Rousseau critique le fonctionnement interne des partis de gauche
Invitée de l'émission "Tout est politique" ce mardi 10 février, la députée écologiste et socialiste de Paris Sandrine Rousseau a vivement critiqué le processus de désignation des candidats pour une éventuelle primaire de la gauche en vue de la présidentielle de 2027. Elle a notamment pointé du doigt un "verrouillage d'appareil" au sein des partis, y compris au sein de sa propre formation politique.
Un processus contesté
Alors que Marine Tondelier, cheffe de file des écologistes, a été désignée pour représenter le parti à la primaire, Sandrine Rousseau a exprimé des réserves sur la transparence et l'équité du processus. "Je ne dis pas que je n'irai pas, mais j'attends de voir les conditions", a-t-elle déclaré, laissant planer le doute sur sa participation.
Des critiques sur le fonctionnement des partis
La députée a estimé que ce type de "verrouillage" était "contre-productif" pour la gauche, déjà en difficulté. "C'est un peu la fonction des partis politiques", a-t-elle concédé, tout en regrettant cette tendance. Elle a également évoqué un sondage interne et une motion votée au Conseil fédéral pour justifier le choix de Marine Tondelier.
D'autres sujets abordés
Au cours de l'émission, Sandrine Rousseau a également abordé plusieurs autres sujets d'actualité, notamment l'affaire Epstein, la démission de Jack Lang, ou encore la question de l'acétamipride, un pesticide controversé.
Sur l'acétamipride
Interrogée sur l'interdiction de ce pesticide, Sandrine Rousseau a plaidé pour une application stricte du principe de précaution. "Il faut absolument interdire l'usage de ce pesticide", a-t-elle affirmé, citant des études montrant sa présence dans le liquide céphalorachidien, le ventre et le placenta des mères, ainsi que dans 25 % des enfants à la naissance.
Sur la justice des mineurs
La députée a également réagi à la proposition de supprimer l'excuse de minorité pour les jeunes de 16 à 18 ans. Elle a défendu l'idée que la minorité devait être prise en compte dans la justice, tout en reconnaissant la gravité des actes commis. "Un enfant de 14 ans n'a pas la même structure de vie qu'un adulte", a-t-elle souligné.
Sur l'affaire Epstein
Concernant l'affaire Epstein, Sandrine Rousseau a estimé que la justice française devait se saisir, notamment en raison de la présence d'agents recrutant en France. Elle a également critiqué le manque de réaction des autorités face aux agissements d'Epstein, malgré ses condamnations passées.
Sur Jack Lang
Enfin, elle a commenté la démission de Jack Lang de la présidence de l'Institut du monde arabe, estimant qu'il aurait dû démissionner plus tôt, au moment où l'affaire de blanchiment a éclaté.