Une purge au sein des Écologistes
Le 4 février 2026, une trentaine de militants écologistes, dont des élus locaux et la sénatrice Raymonde Poncet-Monge, ont été suspendus par la direction du parti. Une décision brutale qui intervient quelques jours seulement après des vœux officiels de la secrétaire nationale, Marine Tondelier.
Une tribune qui dérange
Le point de discorde ? Une tribune publiée sur Mediapart le 26 janvier, signée par plus de 400 personnes, dénonçant la stratégie d'alliance avec le Parti socialiste (PS) aux municipales de 2026. Les signataires accusent la direction nationale d'avoir privilégié le PS au détriment de La France insoumise (LFI), affaiblissant ainsi le Nouveau Front populaire.
« La direction nationale a fait des Écologistes la béquille d'une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise et tourne le dos au programme unitaire. »
Un parti divisé avant les élections
Cette crise interne survient dans un contexte déjà tendu, marqué par les préparatifs des élections municipales et la montée des tensions au sein de la gauche. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, observe avec attention ces divisions, alors que la droite et l'extrême droite renforcent leur influence dans plusieurs régions.
Les militants suspendus, dont certains occupent des postes clés, pourraient contester cette décision, risquant d'aggraver la fracture au sein du parti. Une situation qui rappelle les crises passées, comme celles ayant ébranlé le Parti socialiste dans les années 2010.
Un enjeu national
Au-delà des municipales, cette affaire interroge sur la capacité des partis de gauche à s'unir face à la droite et à l'extrême droite. Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, les Écologistes, souvent perçus comme un parti charnière, voient leur crédibilité mise à mal par cette purge interne.
Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si le parti parviendra à surmonter cette crise ou si elle marquera un tournant dans son histoire.