Un candidat du Rassemblement national écarté après des révélations choquantes
Le Rassemblement national (RN) a décidé de retirer son investiture à Christian Richaud Simoni, tête de liste du parti à Carpentras (Vaucluse) pour les élections municipales de 2026. Cette décision fait suite à la découverte de tweets racistes, sexistes et homophobes publiés entre 2017 et 2023 sur son compte X, révélés par un média national.
Des propos inacceptables en contradiction avec les valeurs du RN
Dans un communiqué officiel, le parti a condamné fermement ces messages, affirmant qu'ils étaient « en totale contradiction avec les valeurs et le projet portés par le RN ». La commission nationale d'investiture a immédiatement désinvesti le candidat, qui a également été suspendu du parti. Son compte X a été supprimé, tout comme les publications incriminées.
Une affaire qui relance le débat sur l'extrême droite
Cette affaire intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les partis politiques tentent de se démarquer avant les élections municipales. Le RN, qui cherche à se présenter comme un parti respectable, est une nouvelle fois confronté à des dérapages de ses membres. Cette affaire rappelle les difficultés du parti à contrôler ses cadres et à se distancier de ses franges les plus radicales.
Le RN tente de limiter les dégâts
Thierry d'Aigremont, délégué départemental du RN en Vaucluse, a confirmé la suspension du candidat. Une nouvelle tête de liste sera désignée « très prochainement », selon les déclarations du parti. Cependant, cette affaire pourrait nuire à l'image du RN, déjà fragilisée par des polémiques récurrentes.
Un contexte politique tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays face à une crise des finances publiques, les partis d'opposition multiplient les attaques. La gauche, en particulier, profite de ces scandales pour dénoncer les dérapages de l'extrême droite. Dans ce climat, le RN pourrait avoir du mal à convaincre les électeurs modérés de sa légitimité.
Vers une nouvelle stratégie pour 2027 ?
Cette affaire s'inscrit dans une stratégie des partis pour 2027, où chaque camp cherche à affaiblir ses adversaires. Le RN, qui mise sur une normalisation de son discours, devra prouver qu'il peut maîtriser ses troupes.
« Ces incidents montrent que l'extrême droite reste un danger pour la démocratie », a déclaré un responsable socialiste sous couvert d'anonymat.