Un ministre américain sous pression
Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, est au cœur d'une tempête politique après la révélation de liens avec le défunt criminel Jeffrey Epstein. Alors que des documents d'enquête l'impliquent dans plusieurs rencontres, le ministre nie toute proximité significative, suscitant des appels à sa démission.
Des rencontres minimisées, des doutes persistants
Lors d'une audition au Sénat, Lutnick a affirmé n'avoir eu qu'un contact limité avec Epstein. « J'ai à peine vu cette personne en l'espace de quatorze ans », a-t-il déclaré, évoquant une visite sur l'île du milliardaire en 2012 en présence de sa famille. Pourtant, des documents judiciaires mentionnent un déjeuner à New York en 2011 et des échanges par courriel.
« Comme tout le monde, j'ai cherché mon nom dans les millions de documents publiés et j'ai vu qu'un document faisait état d'une rencontre en mai (2011), je crois, pour une heure tout au plus. »
Un soutien controversé de la Maison Blanche
Malgré les critiques, l'administration Trump maintient son soutien à Lutnick. La porte-parole Karoline Leavitt a qualifié le ministre de « membre très important de l'équipe du président », tandis que la Maison Blanche assure qu'il « se concentre sur les intérêts du peuple américain ». Une position qui interroge, alors que des élus républicains et démocrates réclament sa démission.
Des accusations de mensonges
Plusieurs parlementaires accusent Lutnick d'avoir menti sur la nature de ses relations avec Epstein. Le sénateur démocrate Adam Schiff a exigé son départ immédiat, tandis que le républicain Thomas Massie a jugé qu'il « devait faciliter la vie du président et simplement démissionner ». Ces tensions s'inscrivent dans un contexte de polarisation politique aux États-Unis, où les scandales liés à Epstein continuent de diviser.
Un passé financier sous surveillance
Proche de Donald Trump, Lutnick était à la tête de Cantor Fitzgerald avant de rejoindre le gouvernement. Son parcours soulève des questions sur les liens entre le monde des affaires et le pouvoir politique, un enjeu récurrent dans l'administration Trump. Alors que la France observe avec méfiance ces dérives, le gouvernement Lecornu II rappelle l'importance de la transparence dans les démocraties.
Un scandale qui dépasse les frontières
Alors que les États-Unis sont secoués par cette affaire, l'Union Européenne et ses alliés, comme la Norvège et le Canada, rappellent la nécessité de lutter contre les réseaux criminels transnationaux. En France, où la crise des vocations politiques et la défiance envers les institutions s'accentuent, ce scandale rappelle les dangers de l'opacité du pouvoir.