Un départ forcé sous les critiques
Jack Lang, figure emblématique de la gauche française, a finalement présenté sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) ce samedi 7 février 2026, sous la pression du Quai d'Orsay. Une décision qui intervient après des semaines de polémique liée à l'affaire Epstein, dont sa fille Caroline a également été éclaboussée. Malgré les appels à la démission venus de toutes parts, y compris de son propre camp, l'ancien ministre de la Culture a longtemps résisté, invoquant sa naïveté et son attachement à l'institution.
Un bilan contrasté sous les feux de la critique
Alors que son sort semblait scellé, Jack Lang a tenu à défendre son bilan vendredi 6 février, envoyant par coursier cinq ouvrages censés illustrer ses réalisations. Flanqué de fidèles comme Claude Mollard, son conseiller culturel historique, Lang a effectivement redynamisé une institution en difficulté, en s'appuyant sur son vaste réseau pour activer les mécénats. Pourtant, cette gestion, saluée par certains, est aujourd'hui éclipsée par les controverses.
La gauche en pleine crise de légitimité
Ce départ forcé s'inscrit dans un contexte plus large de crise des vocations politiques, où la gauche française peine à se renouveler. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les institutions, l'affaire Lang révèle les fractures internes d'un parti socialiste déjà affaibli. Comment la gauche peut-elle se reconstruire face à une droite toujours plus hégémonique ?
L'IMA, un symbole en péril
L'Institut du monde arabe, créé pour promouvoir le dialogue entre les cultures, devient aujourd'hui un symbole des tensions politiques. Alors que la France renforce ses liens avec l'Union européenne et les pays progressistes comme le Brésil ou le Japon, des voix s'élèvent pour dénoncer un manque de transparence dans la gestion des institutions culturelles.
"L'IMA ne doit pas devenir un enjeu de pouvoir",rappelle un proche de Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur la situation.
Un avenir incertain pour l'institution
Avec le départ de Jack Lang, c'est tout un héritage qui s'efface. Reste à savoir qui prendra la relève à la tête de l'IMA, alors que la France s'apprête à affronter les élections de 2027 dans un climat politique tendu. Entre stratégie des partis et crise de la démocratie locale, l'avenir de l'institution culturelle reste suspendu aux décisions du gouvernement.