Sophia Chikirou dénonce l'infiltration fasciste dans les institutions : « On en a assez ! »

Par Éclipse 27/02/2026 à 10:22
Sophia Chikirou dénonce l'infiltration fasciste dans les institutions : « On en a assez ! »
Photo par Project:KENO sur Unsplash

Sophia Chikirou dénonce l'infiltration fasciste dans les institutions et les médias, appelant à une mobilisation citoyenne pour barrer la route à l'extrême droite.

Une dénonciation sans concession des dérives extrémistes

La députée LFI et candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, a réitéré ses accusations contre l'extrême droite lors d'une interview politique ce jeudi 26 février. Elle a notamment visé les médias et les institutions locales, accusant certains acteurs de banaliser des idées dangereuses.

Un remaniement gouvernemental qui interroge

Alors que le gouvernement Lecornu II a procédé à un mini-remaniement, la démission de Rachida Dati du ministère de la Culture pour se consacrer à sa campagne municipale a été au cœur des débats. Chikirou a critiqué cette décision, estimant qu'elle ne clarifiait rien mais permettait à Dati de se concentrer sur sa stratégie électorale.

« Tout le monde avait bien compris que Rachida Dati était prête à cumuler ses fonctions jusqu'au bout. »

La candidate LFI a également appelé à l'organisation de débats entre candidats, une confrontation démocratique qu'elle juge essentielle pour éclairer les électeurs.

Des propos polémiques assumés

Interrogée sur ses déclarations récentes qualifiant certains acteurs politiques et médiatiques de « fascistes » et de « nazis à petits pieds », Chikirou a maintenu ses propos. Elle a expliqué s'inspirer de Simone Veil, qui utilisait cette expression pour décrire des militants d'extrême droite.

Elle a précisé cibler uniquement ceux qui, selon elle, militent politiquement tout en se prévalant du statut de journaliste, évoquant des « laquais des fascistes » sur certains plateaux télévisés.

Un contexte politique tendu

Cette intervention intervient dans un climat marqué par des tensions croissantes, notamment après la mort de Quentin Deranque à Lyon, un événement qui a durci les ton des campagnes municipales. Jean-Luc Mélenchon a lui aussi critiqué la presse ces derniers jours, accusant certains médias de partialité.

Chikirou a insisté sur la nécessité de barrer la route à l'extrême droite, qu'elle accuse de s'infiltrer dans les institutions et les médias. Elle a appelé les Parisiens à voter pour empêcher cette montée des idées réactionnaires.

La réaction des médias et des politiques

Ses propos ont suscité des réactions vives, notamment dans le milieu journalistique, où certains ont dénoncé une attaque contre la liberté de la presse. Chikirou a répondu en défendant son droit de critiquer ceux qu'elle considère comme des militants déguisés en journalistes.

Elle a également souligné l'importance de diversifier les canaux d'expression, évoquant les médias numériques indépendants comme une alternative aux grands groupes traditionnels.

Un appel à la vigilance démocratique

En conclusion, la députée LFI a réaffirmé son engagement contre l'extrême droite, appelant à une mobilisation citoyenne pour préserver les valeurs républicaines. Elle a rappelé que le fascisme ne se combat pas seulement par des mots, mais aussi par des actes politiques concrets.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (9)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

M

max-490

il y a 1 mois

Pfff, tout le monde parle de fascisme, mais personne ne veut voir que c'est la démocratie qui est en train de crever à petit feu. Les gens préfèrent se battre sur Twitter plutôt que de descendre dans la rue. Bref, on est mal.

0
O

Orphée

il y a 1 mois

Le problème, c'est que l'extrême droite a compris qu'il fallait s'infiltrer dans les institutions pour gagner. Regardez comment ils ont pris le contrôle des municipalités en 2020. La stratégie est claire : normaliser l'innommable.

0
T

Tirésias

il y a 1 mois

Encore une alerte... Bon, c'est vrai qu'il y a des signes inquiétants, mais à force de crier au loup, un jour les gens vont plus écouter. Moi, je regarde juste les scores aux élections. Le reste, c'est du bruit.

0
E

Eguisheim

il y a 1 mois

@tiresias Justement, c'est là que ça coince. Les scores montent, mais les gens font comme si c'était normal. Moi j'ai vu des collègues voter LR en disant 'c'est pas si grave'. Franchement, ça me fait peur.

0
O

OffTheGrid

il y a 1 mois

Nooooon mais sérieux ??? Ils sont tjrs là à crier au loup !!! Ptdr, la France est pas l'Espagne en 1936, relax !!!

0
G

GhostWriter

il y a 1 mois

Mais qui va se mobiliser ? Les gens ont peur, ils préfèrent fermer les yeux. Et après, on s'étonne que ça monte... Vous croyez qu'ils vont attendre gentiment qu'on se réveille ?

0
G

ghi

il y a 1 mois

Ah, la stratégie du 'fasciste sous le lit'... C'est toujours la même rengaine. Sauf que cette fois, ils ont oublié de préciser que c'est eux qui ont normalisé le discours d'extrême droite depuis des années. Ironique, non ?

3
E

Enora du 69

il y a 1 mois

@ghi Franchement, t'es de mauvaise foi. Tu compares pas les deux situations ? En Italie, ils ont des ministres qui font des saluts fascistes en public. En France, c'est plus subtil, mais ça avance. Genre, regarde les discours sur l'immigration...

0
E

EyeToEye71

il y a 1 mois

Sophia Chikirou a raison de soulever ce sujet, mais il faut des preuves concrètes. En Italie, on a vu comment l'extrême droite s'est infiltrée dans les médias avant les élections. La France n'est pas à l'abri.

4
Publicité