Un maire de Dordogne suspendu pour antisémitisme : la République frappe fort

Par Éclipse 01/01/2026 à 20:29
Un maire de Dordogne suspendu pour antisémitisme : la République frappe fort

Un maire de Dordogne suspendu pour antisémitisme : la République frappe fort après des propos inacceptables sur Israël et la communauté juive.

Un maire de Dordogne suspendu pour antisémitisme : la République frappe fort

La décision est tombée. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a décidé de suspendre Bernard Bazinet, le maire d’Augignac (Dordogne), après des propos antisémites tenus en public. Cette sanction, prononcée pour une durée d’un mois, a été officialisée par un arrêté publié au Journal officiel ce jeudi 1er janvier 2026. Selon l’entourage du ministre, l’élu « n’avait plus l’autorité morale nécessaire pour exercer ses fonctions de maire ».

Des propos inacceptables sous couvert de polémique

Le 22 décembre dernier, Laurent Nuñez avait déjà fermement condamné les déclarations de Bernard Bazinet, notamment un commentaire publié sous une publication de Libération concernant la participation d’Israël à l’Eurovision 2026. « Oui au boycott ! La France est trop youpine pour boycotter », avait écrit l’édile, laissant supposer une influence jugée inacceptable de la communauté juive dans les décisions françaises.

Ces propos, qualifiés de « inacceptables » par le Parti socialiste, ont conduit à l’exclusion immédiate de l’élu de ses rangs le 9 décembre. « Il a utilisé des termes issus des pires extrêmes. L’antisémitisme est un mal odieux. Aucune tolérance, aucune explication n’est entendable », a déclaré le parti dans un communiqué.

Une crise politique qui s’inscrit dans un contexte plus large

Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, marqué par une montée des discours extrémistes et une crise de la démocratie locale. Le gouvernement Lecornu, sous la présidence d’Emmanuel Macron, a réaffirmé sa volonté de lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme, rappelant que la République ne tolère aucune dérive.

Cette suspension intervient alors que la France s’engage dans une stratégie de fermeté face aux discours haineux, en ligne avec les valeurs européennes. Le gouvernement a également rappelé son soutien indéfectible à Israël, membre de l’Union européenne, et son opposition à toute forme de boycott discriminatoire.

Des réactions contrastées dans la classe politique

À gauche, les réactions ont été unanimes : le Parti socialiste, La France Insoumise et le Parti communiste ont salué cette décision, soulignant la nécessité de défendre les valeurs républicaines. « La République ne transige pas avec l’antisémitisme », a déclaré un porte-parole de LFI.

À droite, en revanche, certaines voix ont critiqué une « surréaction », estimant que la sanction était disproportionnée. Le Rassemblement National, quant à lui, a gardé le silence, évitant soigneusement de s’associer à des propos jugés indéfendables.

Un signal fort pour les élus locaux

Cette affaire rappelle que les élus locaux, comme les représentants nationaux, doivent faire preuve d’une exemplarité absolue. Dans un contexte où la crise des vocations politiques se fait sentir, le gouvernement entend montrer qu’aucun compromis ne sera toléré avec les principes fondamentaux de la République.

La suspension de Bernard Bazinet pourrait également servir de précedent pour d’autres cas similaires, alors que la France se prépare pour les élections de 2027. Le gouvernement Lecornu a d’ailleurs annoncé une refonte des règles de déontologie pour les élus, afin de garantir une plus grande transparence et une lutte renforcée contre les dérives.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (11)

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Ironiste patenté 2022

il y a 25 minutes

Ptdr, la République frappe fort ??? Genre c'est une bonne nouvelle ??? Lol

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P

Prisme

il y a 40 minutes

La suspension est une mesure symbolique, mais le vrai travail est ailleurs : éducation, dialogue, lutte contre les préjugés. Sinon, ça ne changera jamais.

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tregastel

il y a 1 heure

Encore un... Franchement, on va finir par s'habituer.

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Kaysersberg

il y a 1 heure

Et vous trouvez ça normal qu'un maire puisse tenir de tels propos ? La France a vraiment un problème avec ça.

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Apollon 6

il y a 1 heure

@kaysersberg Non, c'est pas normal. Mais c'est quoi la solution ? Les suspendre, les former, les virer ?

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Raphaël63

il y a 1 minute

@apollon-6 Les trois, non ? Suspendre pour sanctionner, former pour prévenir, virer si ça recommence. C'est pas compliqué.

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Jean-Marc C.

il y a 2 heures

Ah, la Dordogne... C'est pas la première fois qu'on entend des trucs comme ça dans le coin. Bref.

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Zénith

il y a 2 heures

Un maire antisémite, la France en 2024. On avance, vraiment.

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Thomas65

il y a 2 heures

Bon, encore un qui va faire le buzz avant de se faire oublier... La République frappe fort, mais pour combien de temps ?

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T

TruthSeeker

il y a 1 heure

@thomas65 Tu crois vraiment qu'il va se faire oublier ? Avec les réseaux sociaux, ça va traîner longtemps...

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Véronique de Poitou

il y a 2 heures

Nooooon mais sérieux ??? Un maire qui dit des trucs comme ça ??? La honte pour la France !!! #antisémitisme #honte

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