Violences politiques : Marine Tondelier exige la démission d'un député LFI condamné

Par Apophénie 26/02/2026 à 10:12
Violences politiques : Marine Tondelier exige la démission d'un député LFI condamné
Photo par ev sur Unsplash

Marine Tondelier exige la démission d'un député LFI condamné pour violences, tandis que deux de ses assistants sont mis en cause dans un homicide.

Un député LFI sous le feu des critiques après des condamnations pour violences

La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a vivement critiqué jeudi 26 février la présence d'un député La France insoumise (LFI) au sein de l'Assemblée nationale, après sa condamnation pour violences volontaires. Raphaël Arnault, élu insoumis, avait été condamné en 2022 à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir participé à l'agression d'un jeune de 18 ans en marge d'une manifestation d'extrême droite.

Des assistants du député mis en cause dans un homicide

La polémique s'est intensifiée après la mort de Quentin Deranque, militant identitaire, roué de coups mi-février à Lyon. Sept personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et complicité, dont deux assistants de Raphaël Arnault, co-fondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde.

Une position ferme contre la violence politique

Marine Tondelier a déclaré sur France Inter :

"Un député ne peut pas rester député quand il a été condamné pour violences volontaires."
Elle a ajouté :
"Je condamne la violence où qu'elle soit et ce que je demande, c'est la fin du deux poids, deux mesures dans ce pays."

Un débat sur la dissolution des groupes violents

La secrétaire nationale des Écologistes a également critiqué la dissolution sélective des mouvements violents.

"Soit on dissout tous les groupes qu'on estime violents, soit on ne le fait pas,"
a-t-elle déclaré, pointant du doigt l'inaction du gouvernement face aux groupes d'extrême droite.

La gauche divisée sur la question

Si Marine Tondelier a signé en mai 2025 une tribune contre la dissolution de La Jeune Garde, elle a aujourd'hui changé de position.

"À partir du moment où j'ai eu connaissance des faits de violence de la Jeune Garde, c'est-à-dire la semaine dernière, j'ai tout de suite condamné."

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, alors que le gouvernement Lecornu II peine à rassembler une majorité stable à l'Assemblée nationale. Les partis de gauche, divisés sur les questions de sécurité et de violence politique, pourraient voir leur crédibilité mise à mal par cette affaire.

L'Union européenne observe avec inquiétude

L'Union européenne, souvent en première ligne pour défendre les droits humains, suit de près cette affaire. La France, membre fondateur de l'UE, est régulièrement pointée du doigt pour son laxisme face aux violences politiques. Des voix s'élèvent pour demander une réforme en profondeur du système judiciaire français, afin de garantir une égalité de traitement entre tous les citoyens.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (9)

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D

Douarnenez

il y a 2 semaines

Intéressant de voir comment les réactions diffèrent selon les bords politiques. En Allemagne, un cas similaire aurait déjà conduit à des mesures disciplinaires immédiates. Pourquoi chez nous, c'est toujours du 'on verra' ?

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R

Renard Roux

il y a 2 semaines

Un député LFI condamné, deux assistants dans un homicide... La gauche en mode 'on gère'.

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E

Etchecopar

il y a 2 semaines

Nooooon sérieux ??? Encore un député qui dérape ??? Mais pk c'est tjrs les mêmes qui se font prendre ??? Sa commence à bien faire là !!!

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PKD-36

il y a 2 semaines

Ah, les violences politiques... Comme d'hab, on va nous sortir le 'c'est pas nous, c'est les autres'. Mdr.

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Anamnèse

il y a 2 semaines

Quand est-ce qu'on va enfin comprendre que la violence n'a pas de camp ? Mais bon, on va encore en entendre parler pendant 3 jours...

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Buse Variable

il y a 2 semaines

Un député condamné + deux assistants dans un homicide = LFI en mode 'on fait le ménage après'... Pfff.

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H

Hortense du 38

il y a 2 semaines

@buse-variable C'est facile de balancer des phrases chocs. La question c'est : est-ce que les sanctions sont proportionnelles aux actes ? Et est-ce que ça suffit à rétablir la confiance ?

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TruthSeeker

il y a 2 semaines

Marine Tondelier a raison de demander des comptes, mais est-ce que ça changera vraiment quelque chose ? Les violences politiques ne sont plus un tabou, c'est le problème. Et vous, vous pensez quoi des assistants mis en cause ?

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WebSurfer

il y a 2 semaines

@truthseeker Franchement, à ce stade, c'est plus de la politique, c'est du spectacle. Tout le monde joue les indignés, mais personne ne change rien. Bref.

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