Des échanges compromettants sous l'Élysée
Les documents récemment dévoilés par la justice américaine révèlent une tentative insistante de Jeffrey Epstein pour s'infiltrer dans les cercles du pouvoir français, notamment auprès de Nicolas Sarkozy lorsqu'il occupait encore la présidence. Ces échanges, datant de 2010, mettent en lumière des rencontres organisées avec des conseillers proches, bien que l'entourage de l'ancien chef de l'État assure qu'aucune relation personnelle n'a jamais existé.
Des portes d'entrée stratégiques
Parmi les intermédiaires figurait Consuelo Remmert, demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy et conseillère à l'Élysée. Les mails échangés montrent des discussions autour du G20 et du Forum économique mondial, mais aussi des demandes insistantes de la part d'Epstein pour obtenir un accès direct au président. « Nous discuterons de la réunion du G20 à Paris l'année prochaine », écrivait Boris Nikolic, un proche de l'Américain.
Un réseau d'influence inquiétant
D'autres figures comme Olivier Colom, ex-conseiller diplomatique, ont servi de relais entre Epstein et Sarkozy. Les tentatives de rencontre se sont multipliées en 2014, avec des promesses d'échanges de bons procédés, comme l'organisation d'une rencontre entre Sarkozy et Hillary Clinton. L'entourage de l'ancien président dément toute implication, mais les documents laissent planer le doute sur l'étendue de ces relations.
Une campagne présidentielle sous surveillance
Epstein s'est également intéressé de près à la campagne présidentielle de 2012, analysant les résultats et s'inquiétant de la défaite de Sarkozy. En 2017, il interrogeait encore Ariane de Rothschild sur les ennuis judiciaires de l'ancien président, montrant une persistance dans son intérêt pour les cercles du pouvoir français.
Un scandale qui interroge sur les réseaux du pouvoir
Ces révélations soulèvent des questions sur les mécanismes d'influence qui entourent les hautes sphères politiques. Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, ces affaires rappellent l'importance de la transparence et de la vigilance face aux réseaux d'influence étrangers. Dans un contexte où la stratégie des partis pour 2027 se précise, ces éléments pourraient alimenter les débats sur l'éthique en politique.