2027 : Gabriel Attal mise sur la rupture pour conquérir le pouvoir

Par Mathieu Robin 17/01/2026 à 08:11
2027 : Gabriel Attal mise sur la rupture pour conquérir le pouvoir

Gabriel Attal mise sur la rupture pour 2027, entre stratégie internationale et divisions internes à Renaissance. Un pari audacieux dans un paysage politique marqué par les crises.

Une campagne précoce pour marquer les esprits

Alors que l'horizon 2027 se profile, Gabriel Attal, patron du parti Renaissance, affiche une ambition décomplexée. Dans un paysage politique saturé de prétendants au centre et à droite, l'ancien Premier ministre mise sur une stratégie de rupture radicale pour se démarquer.

Une stratégie axée sur le terrain et l'international

Attal multiplie les déplacements en France, de la Bretagne au Sud-Ouest, en passant par des séjours prolongés pour tisser un lien direct avec les citoyens. Son approche, mêlant clarté et radicalité, s'incarne dans le concept de Nouvelle République, présenté lors d'une soirée dédiée à Paris le 27 janvier.

Sur la scène internationale, il prépare une tournée ambitieuse : Ukraine, Pologne, Londres, puis Liban et Afrique subsaharienne. Une manière d'afficher une stature présidentielle face à un Emmanuel Macron dont les décisions récentes, comme la dissolution de l'Assemblée, ont suscité des critiques au sein même de son camp.

Un parti divisé entre soutien et scepticisme

Si certains élus saluent son audace – un député évoque un homme courageux –, d'autres dénoncent un manque de débat interne. Dans le parti, il n'y a pas de débats de fond, Attal estime qu'il n'a besoin de personne, déplore un poids lourd macroniste. D'autres lui reprochent de faire du sous-Macron, sans le talent ni les idées.

Cette fracture interne pourrait compliquer sa course, d'autant que le parti Renaissance, avec ses ressources financières, reste un atout majeur pour financer une campagne.

Un contexte politique favorable à la gauche

Dans un pays marqué par des crises multiples – agricole, sanitaire, sécuritaire –, la gauche pourrait profiter d'un rejet croissant des politiques libérales. Attal, en misant sur une rupture avec le macronisme, tente de capter cet électorat déçu, tout en évitant de tomber dans les travers de l'extrême droite.

Reste à savoir si cette stratégie suffira à convaincre un électorat en quête de renouvellement politique, alors que la crise des vocations politiques et la défiance envers les institutions s'accentuent.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (3)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

B

Bergeronnette

il y a 1 semaine

Attal veut faire la rupture ? Il a oublié de dire avec quoi. Les promesses, c'est facile. Les actes, c'est autre chose. Et vu l'état du pays, ça va être compliqué.

0
L

Lacannerie

il y a 1 semaine

Encore un jeune loup qui veut jouer les révolutionnaires... Franchement, entre les divisions de Renaissance et les crises à répétition, c'est un peu le jeu de la chaise musicale politique. Moi à sa place, je me serais contenté d'un café en regardant passer les trains. Bref, bon courage.

2
F

Fab-49

il y a 1 semaine

@lacannerie C'est vrai que les divisions internes à Renaissance pourraient effectivement affaiblir sa candidature. Mais statistiquement, un candidat jeune et dynamique a plus de chances de mobiliser les abstentionnistes. Reste à savoir si son programme tiendra la route face aux réalités économiques...

0
Publicité