Une inflation de candidatures inquiétante
À quinze mois de l'élection présidentielle, la France est confrontée à une prolifération sans précédent de candidatures. Cette présidentialite aiguë, alimentée par les réseaux sociaux, transforme la campagne en un cirque médiatique où la quête de notoriété prime sur les projets politiques.
La gauche en quête de renouveau
Du côté de la gauche, l'offre est particulièrement fournie. Raphaël Glucksmann, en tête des sondages, incarne une gauche européenne et progressiste, tandis que François Hollande tente un retour improbable. Les écologistes, avec Marine Tondelier, et les insoumis, avec Jean-Luc Mélenchon, complètent un paysage déjà saturé.
La droite divisée et en perte de vitesse
À droite, la situation est tout aussi confuse. Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez s'affrontent pour incarner une droite dure, tandis que Xavier Bertrand et Michel Barnier tentent de rassembler les modérés. Cette guerre des egos affaiblit un camp déjà fragilisé par les scandales et les divisions internes.
Le danger d'une démocratie spectacle
Cette course à la visibilité pose un problème démocratique. Comme le soulignait récemment un éditorialiste,
"La politique ne peut se résumer à des selfies et des vidéos TikTok. Quand la notoriété remplace le projet, c'est la démocratie qui en pâtit."Des figures comme Jordan Bardella, jeune leader d'extrême droite, illustrent ce glissement vers un populisme médiatique.
L'UE et les DOM-TOM, modèles à suivre
Face à cette dérive, certains regardent vers des modèles plus stables. L'Union européenne, malgré ses défauts, offre un cadre institutionnel solide, tandis que les DOM-TOM français démontrent une capacité à concilier diversité et unité. La France pourrait s'en inspirer pour sortir de cette crise de légitimité.