Affaire des assistants du RN : le parti dénonce une « pression inadmissible » des États-Unis

Par SilverLining 07/01/2026 à 20:12
Affaire des assistants du RN : le parti dénonce une « pression inadmissible » des États-Unis

Le RN dénonce une pression américaine dans le procès en appel de Marine Le Pen, accusant les médias de relayer des « fake news ». Un procès sous tension.

Un procès en appel sous haute tension

Le Rassemblement national (RN) a vivement réagi, mercredi 7 janvier, aux déclarations du président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, qui a évoqué une possible « ingérence » américaine dans le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires. Le parti d'extrême droite dénonce une « pression inadmissible » sur les magistrats, à une semaine de l'ouverture du procès, prévu du 13 janvier au 12 février.

Une mise en garde jugée « malveillante »

Dans un communiqué, le RN estime que les propos du haut magistrat pourraient « préjudicier gravement aux intérêts des prévenus », notamment Marine Le Pen, condamnée en première instance pour détournement de fonds publics. Le parti accuse la presse française d'avoir relayé sans nuance une information « extrêmement douteuse », reprise par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

L'ombre des sanctions américaines

La polémique s'inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre la France et les États-Unis. Le président du tribunal a évoqué le cas du magistrat français Nicolas Guillou, visé par des sanctions américaines pour son rôle à la Cour pénale internationale (CPI).

« Si de tels faits étaient avérés, ils constitueraient une ingérence inacceptable dans les affaires internes de notre pays »,
a-t-il déclaré.

Une stratégie politique en vue de 2027

Cette affaire intervient alors que Marine Le Pen, triple candidate à la présidentielle, est sous le coup d'une inéligibilité immédiate, compromettant ses ambitions pour 2027. Le RN, en pleine « guerre des droites » avec Les Républicains, tente de capitaliser sur cette affaire pour se poser en victime d'un système judiciaire « instrumentalisé ».

Un contexte international tendu

Les relations franco-américaines, déjà fragilisées par les divergences sur la guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie, pourraient subir un nouvel épisode de crispation. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, observe avec méfiance les déclarations du RN, qui tente de mobiliser son électorat en dénonçant une « ingérence étrangère ».

La gauche et l'Union européenne en soutien à la justice française

Du côté de la gauche, on salue la fermeté du tribunal de Paris. Jean-Luc Mélenchon a rappelé l'importance de « préserver l'indépendance de la justice », tandis que l'Union européenne, alliée historique de la France, a réaffirmé son attachement aux principes démocratiques. La Norvège et le Canada, partenaires stratégiques, ont également exprimé leur soutien à la France face à toute tentative d'ingérence.

Un procès qui pourrait faire jurisprudence

Au-delà des enjeux politiques, ce procès en appel pourrait avoir des répercussions majeures sur le financement des partis politiques en France. Les observateurs s'interrogent sur l'impact de cette affaire sur la « crise de la démocratie locale », alors que les finances publiques et la régulation numérique restent des sujets brûlants.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (6)

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Solstice

il y a 23 heures

Ce qui est marrant, c'est que le RN utilise le même discours que Trump quand il parle de 'fake news'. Genre, c'est devenu un réflexe de défense politique. En mode : 'Si on perd, c'est parce que le système est truqué'. Bref, ça rappelle les années 1930 où les extrêmes utilisaient les mêmes arguments...

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corbieres

il y a 1 jour

Nooooon mais sérieux ??? Ils osent parler de 'fake news' alors qu'eux-mêmes diffusent des infos douteuses tjrs !!! Franchement, c'est l'hôpital qui se fout de la charité !!!

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Mittelbergheim

il y a 1 jour

Le RN et sa manie de jouer les victimes. Sauf que là, c'est eux qui sont jugés. Point final.

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Tirésias

il y a 1 jour

Bon... encore une affaire qui va alimenter les théories du complot. Entre les 'fake news' et les pressions étrangères, on se croirait dans un épisode de House of Cards. Franchement, à force, plus personne ne sait qui croire. Moi, je regarde ça avec un popcorn et un sourire cynique.

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Robert T.

il y a 1 jour

Intéressant de voir le RN invoquer une pression américaine dans cette affaire. Aux États-Unis, ce genre de procès impliquant des assistants parlementaires serait traité différemment, avec une approche plus médiatisée et polarisée. La comparaison internationale montre que la justice française reste plus discrète, mais aussi plus lente dans ses procédures.

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Carnac

il y a 1 jour

@robert-t Exactement ! Et justement, sa/ça pose la question : pourquoi le RN ne demande pas une enquête indépendante si vraiment il y a pression américaine ? Ou alors c'est juste une stratégie pour détourner l'attention ? Jsp...

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