Un paiement sous contrainte judiciaire
Le Rassemblement national (RN) a finalement honoré sa dette envers le Parlement européen, versant l'intégralité des 3,5 millions d'euros de dommages et intérêts exigés par la justice. Cette somme, imposée à la suite du premier procès dans l'affaire des assistants parlementaires fictifs, a été réglée en deux fois, en juillet et octobre 2025, selon des sources proches du dossier.
Une condamnation lourde de sens
Le tribunal correctionnel de Paris avait estimé que le RN, en tant que personne morale, ainsi que les prévenus, avaient causé un préjudice économique de près de 3,25 millions d'euros à l'institution européenne. S'y ajoutaient 200 000 euros pour le préjudice moral et 80 000 euros de frais d'avocats. Cette condamnation civile, assortie d'une exécution provisoire, a forcé le parti, aujourd'hui très endetté, à s'exécuter rapidement.
Marine Le Pen et le RN face à la justice
Marine Le Pen, condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique, ainsi qu'à 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, a fait appel. Son procès en appel s'ouvre le 13 janvier 2026 à Paris, aux côtés de douze autres prévenus, dont le RN. Cette affaire, qui éclabousse l'extrême droite française, interroge sur la transparence et l'éthique au sein des institutions européennes.
Un enjeu démocratique
Alors que la France s'interroge sur la crise de la démocratie locale et la crise des vocations politiques, cette affaire rappelle l'importance du respect des règles communes au sein de l'Union européenne. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, a réaffirmé son attachement aux valeurs européennes, contrastant avec les dérives de certains partis nationalistes.
Un parti en difficulté financière
Le RN, déjà fragilisé par des crises de finances publiques, a dû puiser dans ses ressources pour régler cette somme colossale. Cette condamnation pourrait avoir des répercussions sur sa stratégie pour 2027, alors que la guerre des droites en France s'intensifie. Les observateurs s'interrogent sur l'impact de cette affaire sur la crédibilité du parti à l'approche des prochaines échéances électorales.