Affaire Epstein : Attal ouvre la voie à une enquête parlementaire malgré les réticences de Braun-Pivet

Par SilverLining 11/02/2026 à 09:14
Affaire Epstein : Attal ouvre la voie à une enquête parlementaire malgré les réticences de Braun-Pivet

Affaire Epstein : Gabriel Attal ouvre la voie à une enquête parlementaire malgré les réticences de Braun-Pivet sur la séparation des pouvoirs.

Un débat politique autour d'une commission d'enquête

Alors que l'affaire Epstein continue de faire des vagues en France, les divisions politiques s'accentuent sur la nécessité d'une commission d'enquête parlementaire. Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, a déclaré mercredi 11 février qu'il n'était "pas opposé" à une telle initiative, marquant ainsi une divergence avec la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet.

Braun-Pivet invoque la séparation des pouvoirs

La présidente de l'Assemblée nationale avait précédemment exprimé son opposition à une commission d'enquête, craignant une "confusion des pouvoirs". Cette position a suscité des critiques de la part des oppositions, notamment de la gauche, qui y voient une tentative de minimiser les révélations sur les liens présumés entre des personnalités françaises et le réseau Epstein.

Attal adopte une posture plus ouverte

Interrogé sur France Inter, Gabriel Attal a adopté une position plus nuancée :

"Tous les groupes parlementaires ont le droit, chaque année, de déclencher une commission d'enquête. Si un groupe décide de déclencher une commission d'enquête sur ce sujet, je ne m'y opposerai pas."
Cependant, il a précisé qu'il ne serait pas à l'initiative d'une telle commission, privilégiant d'autres sujets comme l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes.

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions entre la majorité présidentielle et l'opposition. La gauche, notamment, exige une transparence totale sur les éventuels liens entre des diplomates français et le réseau Epstein, accusé d'exploitation sexuelle. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déjà saisi le procureur de la République, mais cette mesure est jugée insuffisante par certains.

Un enjeu démocratique

Pour les partisans d'une commission d'enquête, il s'agit d'un test pour la démocratie française. L'affaire Epstein, qui a déjà ébranlé plusieurs pays, soulève des questions sur la capacité des institutions à faire toute la lumière sur des dossiers sensibles. La position de Braun-Pivet, perçue comme une tentative de protéger certains intérêts, pourrait alimenter les critiques sur le manque de transparence du pouvoir en place.

Les réactions de l'opposition

La gauche, menée par Jean-Luc Mélenchon, a immédiatement réagi en exigeant une enquête parlementaire. "Il est inacceptable que des personnalités françaises puissent être impliquées sans que la vérité ne soit faite", a déclaré un porte-parole du groupe LFI. Du côté de la droite, les réactions sont plus mesurées, certains estimant que la justice doit traiter le dossier en premier lieu.

Un sujet qui dépasse les frontières

L'affaire Epstein, qui a déjà éclaboussé plusieurs pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, pourrait avoir des répercussions sur les relations franco-américaines. La France, engagée dans une politique de coopération renforcée avec l'Union européenne, pourrait être amenée à clarifier sa position sur ce dossier sensible.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (7)

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Zeitgeist

il y a 1 semaine

Le vrai problème, c'est que ces enquêtes coûtent des millions et aboutissent rarement à des résultats concrets. À part donner du grain à moudre aux théories du complot, à quoi ça sert ?

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Thomas65

il y a 1 semaine

Pfff, encore une histoire qui va finir en eau de boudin. Les politiques parlent, les médias en parlent, et après ? Rien. Comme d'hab.

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Nolwenn de Nivernais

il y a 1 semaine

@thomas65 C'est pas si simple. L'affaire Epstein touche à des réseaux internationaux, et une enquête parlementaire pourrait au moins servir à faire pression sur les autres pays. Mais bon, faut pas trop y croire non plus...

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C

Corte

il y a 1 semaine

Braun-Pivet a peur de quoi au juste ? Que la vérité éclate ?

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Entropie

il y a 1 semaine

Bon, encore un sujet qui va diviser à mort. Entre ceux qui crient au complot et ceux qui veulent tout savoir... Moi je dis : et si on laissait les juges faire leur taf ?

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Hortense du 38

il y a 1 semaine

Attal a raison de pousser pour une enquête, mais Braun-Pivet a pas tort non plus sur la séparation des pouvoirs. Faut trouver un équilibre, sinon on va se retrouver avec un Parlement qui fait n'importe quoi sous prétexte de 'transparence'.

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ThirdEye

il y a 1 semaine

@hortense-du-38 Mais franchement, est-ce qu'une enquête parlementaire sur Epstein va vraiment changer quelque chose ? Ou c'est juste du spectacle politique ?

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