Jack Lang dans la tourmente : le PS exige une démission exemplaire
L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, est sous le feu des critiques après la révélation de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Alors que les documents du ministère américain de la Justice mentionnent son nom à 685 reprises, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, appelle l'ancien ministre à réfléchir à sa démission pour protéger l'Institut du monde arabe (IMA), qu'il préside.
« Un pédocriminel, pas un homme charmant »
Dans une interview accordée à France 2, Jack Lang avait décrit Epstein comme un homme « courtois, si charmant, si généreux ». Une déclaration qui a provoqué l'ire d'Olivier Faure, qui rappelle que « notre bienveillance doit être réservée aux victimes ». « Jeffrey Epstein n'était pas un homme charmant, il était un pédocriminel », a-t-il martelé.
Des échanges compromettants
Les documents publiés par la justice américaine révèlent des échanges entre Lang et Epstein, notamment des invitations et des transactions immobilières. L'ancien ministre assure n'avoir jamais reçu d'argent et plaide la « naïveté ». Cependant, sa fille, Caroline Lang, est également citée dans les documents pour avoir créé une société avec Epstein, qui lui a légué cinq millions de dollars dans son testament. Elle assure n'avoir jamais touché cet argent.
Le PS exige des clarifications
Olivier Faure, tout en reconnaissant qu'« aucune charge ne pèse contre Jack Lang », estime que « la façon dont il évoque aujourd'hui l'affaire heurte ». Il souligne que « dans le monde entier, des personnalités du monde politique et de la culture sont impliquées à des degrés divers », et que « la justice doit passer ».
Un débat sur l'éthique en politique
Cette affaire relance le débat sur les liens entre le monde politique et les réseaux d'influence douteux. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de restaurer la confiance dans les institutions, cette polémique pourrait alimenter les critiques sur la transparence des élites.
L'IMA dans la tourmente
L'Institut du monde arabe, dont Jack Lang est le président, pourrait être éclaboussé par cette affaire. Des voix s'élèvent pour exiger une démission exemplaire, afin de préserver l'image de l'institution.
Réactions internationales
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions accrues entre la France et les États-Unis, notamment sur les questions de justice internationale. Certains observateurs y voient un nouvel épisode de la crise des relations franco-américaines.